Chevrolet Corvette C2 Sting Ray L84

Chevrolet Corvette C2 StingRay L84 (1963)

Chevrolet Corvette C2 Sting Ray L84
1963 – 8 cyl. en V 16V
360 ch SAE – 241 km/h
1 308 kg

Depuis 1953, General Motors sous sa bannière Chevrolet crève l’écran avec sa Corvette qui peut se targuer d’être la première véritable voiture de sport américaine. Véritable réussite esthétique, la Corvette et sa carrosserie en « plastique » rivalise avec les meilleures réalisations européennes, tout en conservant néanmoins des tics techniques très yankee (comprenez gros moteurs goulu et gorgés de couple et des techniques simples mais éprouvées). Sous l’impulsion de deux rivaux chez GM, Bill Mitchell pour le design et Zora Arkus-Duntov pour la partie engineering, la Chevrolet Corvette C2 se réinvente totalement pour 1963 avec désormais deux carrosseries : un cabriolet de type roadster et un coupé inédit au style très marqué. Le style controversé de la Chevrolet Corvette C2 Sting Ray, reprenant ainsi à son compte le nom envisagé par Bill Mitchell pour sa Corvette SS « spéciale » de course. Quoiqu’envisagé un temps en GT à moteur central arrière, la Chevrolet Corvette C2 (avec Larry Shinoda comme styliste principal), c’est finalement vers une version plus classique à long capot et moteur avant que la direction fut prise. Un choix dicté également pour des raisons budgétaires par GM. Les codes stylistiques de la Corvette de course de Mitchell sont également reconduits comme le renflement supérieur des ailes avant et arrière, au grand dam de Zora Arkus-Duntov Lire la suite

Alfa Romeo Giulia 1600 Ti Type 105

Alfa Romeo Giulia 1600 Ti Type 105 (1962)

Alfa Romeo Giulia 1600 Ti Type 105
1962 – 4 cyl. en ligne 8V
92 ch – 165 km/h
1 000 kg

Pour remplacer sa berline Giulietta, Alfa Romeo dévoile à l’autodrome de Monza sa nouvelle Giulietta le 27 juin 1962. Un haut lieu du sport automobile qui en dit long sur les ambitions d’Alfa Romeo. Bonne nouvelle pour les fans de berlines sportives, la firme d’Arese ne renie pas son ADN. Côté style, si la Giulietta était ronde et dotées de proportions idéales, l’Alfa Romeo Giulia 1600 Ti détonne quelque peu par un style torturé ponctué d’un porte-à-faux avant inexistant et arrière très prononcé pour privilégier une contenance de coffre à bagage étendue (500 litres) et pratique. Assez carrée, la Giuia est l’œuvre du designer Giuseppe Scarnati. La ligne de caisse très horizontale, tranche avec les rondeurs du passé, et est surmonté d’un habitacle lumineux grâce à des fins montants. Derrière cet aspect finalement très sérieux se cache des traits dictés par le pratique (coffre, luminosité intérieur, visibilité…) et également par une aérodynamique soignée ponctuée par un Cx de 0,34. Chapeau ! La proue semble froncer les sourcils avec son capot qui resserre Lire la suite

Ligier JS2 V6 2L9 Phase 2

Ligier JS2 V6 2L9 Phase 2 (1975)

Ligier JS2 V6 2L9 Phase 2
1975 – 6 cyl. en V 12V
195 ch – 250 km/h
980 kg

L’histoire de la Ligier JS2 sent le sapin ! Depuis 1971, Guy Ligier se bat avec opiniâtreté pour imposer sa GT made in Vichy dans le paysage des Grand Tourisme. Seulement voilà, si les succès en compétition ont bien été là (victoire au Mans en GT et au Tour Auto en 1974), et que le partenariat avec Citroën s’est accéléré (le réseau Citroën assure désormais la vente et l’après-vente de la Ligier JS2), les ventes sont en chute libre, la crise pétrolière passant par-là. Même Citroën fait grise mine avec sa SM à moteur V6 Maserati, et sous-traite chez Guy Ligier dans son usine de Vichy l’assemblage de son coupé 4 places. Alors Guy Ligier dans ce qui ressemble à un baroud d’honneur va apporter des modifications à la JS2 qui avait déjà gagné un moteur V6 plus gros (3 litres) et plus puissant (195 ch). La proue va évoluer sensiblement et singer quelques réalisations contemporaines comme le concept car AMC AMX/3 ou encore la Maserati Bora avec l’adoption de phares escamotables. Cela transfigure la JS2 qui trouve là un nouveau regard : moins proto du Lire la suite

de Tomaso Mangusta

de Tomaso Mangusta
1967 – 8 cyl. en V 16V
305 ch – 250 km/h
1 185 kg

Après un premier exercice convaincant (la Vallelunga), Alejandro de Tomaso qui ne manque pas d’entregent (il est proche de la famille Ford et de Caroll Shelby), voit plus haut et plus loin pour sa nouvelle Grand Tourisme. Car de berlinette on passe à une véritable Grand Tourisme qui joue les Supercar lors de la présentation en 1966 au salon de Turin de la de Tomaso Mangusta. Véritable aimant pour la rétine, la Mangusta est l’œuvre d’un jeune styliste qui vient de quitter Bertone pour devenir premier de cordée chez Ghia : Giorgetto Giugiaro. Un véritable talent qui avait démarré les travaux préparatoires de la Lamborghini Miuria lorsqu’il était chez Bertone, et qui a tracé également la Maserati Ghibli. Excusez du peu ! La Mangusta profite de son inspiration avec une ligne très agressive et pure en même temps. Très basse (1,1 mètre de hauteur), large (1,83 m) et trapue de la poupe, Lire la suite

Ligier JS2 V6 2L9

Ligier JS2 V6 2L9
1972 – 6 cyl. en V 12V
195 ch – 250 km/h
980 kg

Depuis le salon de Paris 1971, la Ligier JS2 tente l’impossible pari de s’imposer dans le milieu très select des Grand Tourisme sportives. Et malgré l’énergie et le sacré caractère de son géniteur éponyme, Guy Ligier, la Ligier JS2 peine à se faire un nom. Pourtant des qualités, elle n’en manque pas ! Alors profitant des dernières modifications du V6 Maserati avec un Alfieri particulièrement en verve en ce début des seventies, Guy Ligier va répondre à une des critiques formulées par la presse pour sa JS2 : plus de puissance pour des performances en hausse. Pour ce faire, c’est la cylindrée qui va grossir pour apporter 25 ch de plus au bénéfice de la performance pure. Extérieurement, difficile de faire la différence avec la variante 2,7 litres, car la Ligier JS2 n’a pas changé. On retrouve la ligne due au crayon de Pietro Frua, avec quelques retouches de Guy Ligier. Les détails chipés à la grande série Lire la suite

Honda S800 Coupé

Honda S800 Coupé (1967)

Honda S800 Coupé
1967 – 4 cyl. en ligne 8V
78 ch SAE – 160 km/h
750 kg

La saga de Honda est à l’image de l’ambition et la passion de son créateur Sochoïro. Spécialisé dans la moto depuis 1947, c’est à partir du début des années 60 que Honda se tourne également vers l’automobile, ponctué par un engagement en compétition automobile et notamment en Formule 1 sans connaître pour autant un réel succès. En 1966, Honda dévoile son nouveau S800 Coupé et le commercialise dans la foulée l’année suivante dans l’hexagone. Menue dans ses proportions (1,4 m de large et 3,35 m de long), la Honda S800 Coupé s’offre une sacrée bouille ! Les connaisseurs avertis noteront que le style inauguré sur la Honda S500 a été reconduit et modifié par détails. Le coupé offre une ligne de pavillon qui singe celle des breaks de châsse, un peu dans le style de la MGB GT ou la Triumph GT6. Dans les nouveautés, la calandre est inédite tandis que les optiques arrière sont plus grosses et englobent les feux de recul (pas si courant sur les automobiles contemporaines). Très basse avec une hauteur de 1,195 m, la Honda S800 coupé annonce fièrement la couleur quant à sa sportivité. Nous ne boudons pas Lire la suite

Ligier JS2

Ligier JS2
1971 – 6 cyl. en V 12V
170 ch – 243 km/h
850 kg

La Ligier JS2 a déjà connu une sacrée genèse orchestrée par un homme au fort caractère : Guy Ligier. Ancien rugbyman, et pilote automobile, était surtout très lié d’amitié avec le regretté Jo Schlesser. Ce dernier décédé en F1 au volant de sa monoplace Honda RA302 au GP de France 1968 (Rouen), va amener Guy Ligier à donner les initiales de son défunt ami (J.S.) à tous les véhicules compétition et série qu’il produira à Vichy. Une première approche en 1969 avec la Ligier JS1 donna déjà la tonalité du constructeur français avec une ligne tracée par Frua et un Michel Têtu particulièrement inspiré pour les liaisons au sol. Mais sous le capot arrière, c’est le moteur Cosworth FVA de 1,6 litres de 220 ch qui est aux offices en position centrale arrière. Mais pour être plus crédible et compétitif face à une concurrence des plus relevées (Dino 246 GT, Porsche 911) et une clientèle qui a des exigences relevées, Ligier développe pour 1971 une JS2 avec un moteur 6 cylindres plus noble et adapté à un usage Grand Tourisme. La Ligier JS2 conserve ainsi les traits que Pietro Frua lui a consacré, avec quelques retouches de Guy Ligier, mais Lire la suite

Opel Monza 3L0E A1

Opel Monza 3L0E A1
1978 – 6 cyl. en ligne 12V
180 ch – 215 km/h
1 370 kg

Dévoilée au salon de Francfort 77, l’Opel Monza est un élégant coupé basé sur la berline Senator, elle-même dérivée des Rekord/Commodore. Ainsi, pas étonnant de retrouver un faciès commun à quelques détails près, en particulier la calandre spécifique. De profil, l’Opel Monza se démarque nettement par un empattement raccourci de 10 cm et s’offre une ligne plus aérodynamique de type hatchback comme l’appelle nos amis anglais. En clair, l’Opel Monza possède un hayon et est dotée de deux (larges) portes. La proue reprend les larges optiques de la berline Senator, mais se démarque par un becquet intégré et des formes inédites. Plus basse, plus profilée, l’Opel Monza profite pleinement de son style pour mieux fendre l’air et soigner son aérodynamique. Posé sur ses jantes Lire la suite

Abarth 124 GT

Abarth 124 GT

Abarth 124 GT
2018 – 4 cyl. 16V Turbo
170 ch – 230 km/h
1 064 kg

Présentée à Genève en mars 2016, puis commercialisée en France en septembre, l’Abarth 124 Spider Mk2 coule une carrière anonyme malgré son look réussi et ses peintures de guerre sous le blason Abarth. Il faut avouer que son tarif en a dissuadé plus d’un. Pourtant, cela tient désormais de la mauvaise réputation puisqu’Abarth a revu son positionnement tarifaire avec un ticket d’entrée qui démarre à 34 500€. Voilà qui est nettement plus séduisant, même si cette version de base mérite d’être agrémentée de nombreuses options en supplément. Mais ce qui retient le plus l’attention désormais, c’est l’apparition en mars 2018 à Genève d’une variante Abarth 124 GT. Un coupé ? Oui et non, car il s’agit en réalité d’un hard top en carbone démontable à l’aide d’une clé, qui est de série sur la GT (en option à 3 400€ sur l’Abarth 124 Spider et Spider Turismo). Réalisé par Adler, société spécialisée dans la fibre de carbone, ce hard top apporte une alternative attractive et pertinente au roadster italien frappé du « scorpione ». D’autant plus que dans le même temps sa cousine technique et donneuse d’organes, la Mazda MX-5 s’est autorisé une variante coupé dans son portefeuille produit. Dans les inédits, les Lire la suite

Datsun 240Z S30 Fairlady

Datsun 240Z S30 Fairlady
1969 – 6 cyl. en ligne 12V
151 ch SAE – 200 km/h
1 040 kg

Sous l’égide de Ukyo Katayama, Nissan et sa marque Datsun sont en pleine ébullition depuis 1963 avec les Sport Series. « Mister. K », comme est surnommé le président de Nissan Motors USA, demande à développer un coupé qui viendrait concurrencer les constructeurs européens et américains sur ce marché ce marché juteux nord américain. Terminé les roadsters sportifs ! C’est sous la forme d’un coupé type Grand Tourisme compacte que la saga « Fairlady » se poursuit. Le designer maison Yoshihiko Matsuo a tracé la silhouette de la Datsun 240 Z S30. Les références stylistiques sont nombreuses (Ferrari, Jaguar) mais l’ensemble est homogène et convaincant. Et finalement, la Datsun 240 Z se démarque et s’affirme dans le paysage des voitures de sport avec son long capot, son arrière court et ramassé. Dans les détails aptes à ravir les amateurs de voitures de sport, on relèvera le bossage de capot pour laisser passer le 6 en ligne ou encore le becquet arrière en plastique noir sur le hayon de coffre bien pratique. Dans cet ensemble sans faute de goût, on s’étonne de ces enjoliveurs de roues peu élégants et valorisants. Un choix étonnant alors Lire la suite