TVR Griffith 430 Mk2

TVR Griffith 430 Mk2
1991 – 8 cyl. en V 16V
280 ch – 250 km/h
1 050 kg

Pas de doute, dès la première apparition de la TVR Griffith au salon de Birmingham un an plus tôt, le public a été immédiatement conquis. A tel point que 300 bons de commandes ont été signés pendant le salon. Il faut avouer que la TVR Griffith Mk2 (la première génération a été produite dans les années 60 sur la base de la TVR Grantura) dispose d’un physique des plus attrayants. Une ligne pure et musclée qui semble illustrer à merveille son caractère marqué et sa conduite pure et sans filtres. C’est Peter Wheeler, le propriétaire de TVR depuis 1981, qui s’est chargé de donner forme à son nouveau roadster. Empattement très court, une ligne ramassée et dotée d’épaules larges (près de 2 mètres de largeur), la TVR Griffith pointe en avant un museau très effilé avec ses phares sous globes profilés et son capot aux échancrures d’’extracteur d’air aussi évocateurs qu’utiles. Les emprunts à la grande série sont évidents (feux arrières d’Opel Vectra Lire la suite

Triumph GT6 Mk1

Triumph GT6 Mk1
1966 – 6 cyl. en ligne 12V
95 ch – 172 km/h
880 kg

Après un premier essai avorté en 1964 en raison d’une surcharge pondérale trop importante pour le quatre cylindres d’origine, mais qui valida le dessin réussi de Giovanni Michelotti, Triumph adapta en premier lieu le dessin « coupé » fastback pour ses Spitfire de course pour les 24 Heures du Mans. Non sans un beau succès à la clé puisque la Triumph Spitfire remporta sa catégorie en 1965. Excusez du peu ! Du coup, Triumph compte bien surfer sur ce succès, et développe toujours sur cette carrosserie coupé, une variante Triumph GT6. Son appellation donne le ton : Triumph emprunte le six cylindres en ligne à la berline Vitesses qui dispose d’un châssis similaire à la Spitfire, et vient jouer des coudes dans la catégorie des (petites) Grand Tourisme. Une idée astucieuse qui permet à la firme anglaise d’élargir sa gamme, attirer une nouvelle clientèle et surtout pérenniser ce dessin très séduisant de Michelotti. Car en y regardant de près, bien que l’air de famille avec la Spitfire est évident, de nombreuses particularités imprime la GT6 dans le paysage automobile. En premier lieu, les amateurs auront noté le capot avec une bosse Lire la suite

Opel Kadett B Rallye 1100 SR

Opel Kadett B Rallye 1100 SR
1966 – 4 cyl. en ligne 8V
67 ch SAE – 148 km/h
775 kg

C’est au salon de Paris de septembre 1966 qu’Opel a dévoilé son intention de se frotter aux petites sportives qui commencent à fleurir chez les autres constructeurs automobiles. Après tout, Ford, BMC et Renault ont démontré qu’une variante sportive permet de valoriser l’image de marque de toute leur gamme et surtout de s’engager en compétition et notamment sur circuit ou en rallyes avec un certain succès (Renault 8 Gordini, Mini Cooper S et Ford Cortina Lotus). « Rallye », justement, c’est ainsi que la marque au Blitz a dénommé sa Kadett B. Une Opel Kadett B Rallye 1100 SR qui est basée sur la carrosserie coupé deux portes de type fastback. Ainsi paré, la ligne du coupé se démarque plus nettement de la berline populaire dont il dérive. Histoire de ne pas tromper son monde, l’Opel Kadett B Rallye 1100 SR adopte une présentation sportive avec capot bicolore noir mat et ton caisse, lisérés latéraux noirs également, échappement à double sortie et feux additionnels longue portée à iode fixés sur le pare-chocs avant chromé devant la calandre. Côté coloris, Opel a pris peu de risques avec du rouge ou du gris métal. A vous de choisir… Les jantes tôles Lire la suite

Innocenti de Tomaso Turbo

Innocenti de Tomaso Turbo
1983 – 3 Cyl. en ligne 6V Turbo
72 ch – 160 km/h
715 kg

Chez Innocenti, la vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille, mais les difficultés sont parfois sources d’opportunités. Lorsque BMC (British Motor Corporation) se déclare en cessation de paiement et c’est l’état italien avec Alejandro de Tomaso qui rachètent Innoncenti en 1976. Toutefois le moteur « Austin » est conservé… jusqu’en 1982. A compter de cette date, c’est un petit trois cylindres en ligne Daihatsu qui motorise la gamme Innocenti « Bertone ». Dès l’année suivante, c’est le retour de la GTI de Tomaso chez Innocenti. Du coup, tout est nouveau avec pour commencer ce qui se voit : une dessin signé Bertone dont l’esthétique est remaniée. C’est surtout la face avant qui est plus arrondie et plus aérodynamique (il faut le dire vite !). Feux additionnels, extensions d’ailes, bas de caisse, boucliers enveloppants, le tout en couleur anthracite qui tranche avec certains coloris retenus, l’Innocenti de Tomaso Turbo affiche la couleur. Les petites jantes alu de 13 pouces au voile noir ont en leur centre le logotype « T » pour de Tomaso. Et si Lire la suite

Peugeot 504 Coupé 1800

Peugeot 504 Coupé 1800
1969 – 4 cyl. en ligne 8V
90 ch – 175 km/h
1 190 kg

Alors que Peugeot dispose dans son catalogue depuis l’année précédente d’une berline classique et sérieuse dont les seules excentricités sont une face avant au regard trapézoïdale et une malle arrière pour le moins étonnant dans son décroché, tous les amateurs de belles carrosseries attendaient avec impatience la présentation en mars 1969 à Genève des dérivés coupés et cabriolets. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’ont pas été déçus. En effet, c’est un Pininfarina particulièrement inspiré qui a tracé un profil élégant, ponctué de proportions idéales et de détails de styles aussi bien sentis que drapés d’une élégance folle. Sur un empattement raccourci (255 cm) par rapport à la berline, la Peugeot 504 Coupé étire une ligne féline avec un porte-à-faux réduit avant et prononcé à l’arrière. Un léger plu de tôle traverse les flancs pour alléger encore le port altier, et mettre en valeur la ligne de caisse parfaitement droite. La proue se singularise par ses quatre optiques oblongues à iode. La poupe est certainement la plus grande réussite avec ce style concave et ses feux arrière striés aussi originaux qu’élégants. Notez la lunette arrière et son entourage particulier. L’ensemble, ainsi conçu, est de trois-quarts Lire la suite

Lamborghini 350 GT

Lamborghini 350 GT
1964 – V12 24V
270 ch – 250 km/h
1 400 kg

En Italie, la réussite industrielle de Ferrucchio Lamborghini dans le monde des tracteurs depuis la fin de la deuxième guerre mondiale lui a donné une aisance financière certaine et un appétit de conquête. Fan de Grand Tourisme sportives, et étant lui même client de Maranello, il décide de venir concurrencer Ferrari sur la route. Insensé ?!… Pas tant que ça, car outre des moyens financiers, notre homme sait attirer les bonnes personnes pour mener son projet à son terme. Après un premier prototype Lamborghini 350 GTV présenté à Genève en mars 1963 avec une carrosserie très profilée signée Scaglione, Lamborghini dévoile un an plus tard la toute première Lamborghini de route en (petite) série : la Lamborghini 350 GT. Depuis le premier prototype, c’est la Carrozzeria Touring qui a finalisé le dessin, en supprimant notamment les phares escamotables. En lieu et place, la proue adopte des optiques oblongues (empruntées à la Citroën… Ami 6 !). Elancée et fine, la Lamborghini 350 GT dispose d’un pare-brise très incliné pour favoriser l’aérodynamisme et est agrémentée de larges surfaces vitrées avec de fins montants. Parfait pour la lumière dans l’habitacle et la visibilité périphérique. De fins demi-pare-chocs chromés protègent les extrémités de cette belle carrosserie, tandis que dans les détails de style on relève un fin pli de tôle qui par de Lire la suite

TVR Griffith 400 Mk2

TVR Griffith 400 Mk2
1991 – 8 cyl. en V 16V
240 ch – 240 km/h
1 050 kg

Depuis le salon de Birmingham 1990, le public est sous le choc de la séduction. Peter Wheeler qui a racheté TVR en 1981 a réussi son pari et marqué les esprits. Sa TVR Griffith, deuxième du nom dans la généalogie des sportives produites à Blackpool, captive les pupilles qui se dilatent sur son passage. Le plus étonnant, c’est qu’aucun dessin n’a été réalisé, Peter Wheeler et son équipe ont travaillé directement sur des maquettes en grandeur nature. Un sacré instinct ! Avec son empattement court (2,28 mètres) et son empreinte au sol peu commune (3,96 mètres de long et 1,94 mètres de large) la TVR Griffith se dote d’une carrosserie aux lignes fluide, racée et aux stigmates à l’agressivité contenue. Si l’inspiration néo rétro n’est pas un vain mot, la TVR Griffith ne tombe pas pour autant dans les fautes de goût grossières. Bien au contraire, elle regorge de moult détails aussi étonnants que séduisants. Citons ainsi les poignées de portes escamotées dans la découpe des portes, les optiques rondes sous globe, les grosses jantes alu de 15 et 16 pouces ou Lire la suite

Peugeot 304 Cabriolet

Peugeot 304 Cabriolet
1970 – 4 cyl. en ligne 8V
65 ch – 152 km/h
875 kg

Suivant l’évolution de la berline dont elle dérive, la Peugeot 304 Cabriolet arrive donc sur les tapis des stands des salons en avril 1970. Ce qui ne surprendra personne, toute la face avant est reprise avec les nouvelles optiques trapézoïdales et la calandre à fines lamelles horizontales. Cela vous dit quelque chose ?… Normal puisque l’équipe design de Paul Bouvot a repris la calandre de la Peugeot 504 berline pour donner plus de prestige à la gamme 304 qui se dédouble de la berline 204 qui poursuit sa carrière en parallèle. A l’arrière, les nouveautés touchent essentiellement les optiques carrées et plus proéminentes que sur la Peugeot 204 Cabriolet. Voilà comment à Sochaux on s’autorise à remettre au goût du jour un cabriolet qui n’évolue pas pour le reste. Les réelles nouveautés sont avant tout sous le capot avec un quatre cylindres plus capé et un habitacle dont la planche de bord est plus moderne. Le reste demeure avec des dimensions finalement assez réduites (3,76 mètres de long contre 4,14 mètres pour la berline) et un empattement réduit qui passe de 2,59 à 2,31 mètres. La capote s’intègre parfaitement au profil une fois en place, même si la visibilité latérale arrière n’est pas optimale comme souvent sur un cabriolet. Côté détails Lire la suite

Alfa Romeo Giulia Sprint GT Veloce

Alfa-Romeo Giulia Sprint GT Veloce
1965 – 4 cyl. en ligne 8V
125 ch (SAE) – 185 km/h
1 000 kg

Depuis déjà une année, le coupé Giulia GT Sprint séduit les amateurs de conduite sportive et passionnée. Avec sa carrosserie dont le dessin est l’œuvre d’un jeune talent (Giorgetto Giugiaro) chez Bertone, le coupé milanais fait mouche par son gabarit et ses proportions harmonieuses. Charmant, il se paie le luxe de jouer les mini-GT avec un quatre cylindres de 1 570 cm3 qui vaut en onctuosité et disponibilité certains six cylindres. Mais Alfa Romeo ne compte pas en rester là, et poursuit le développement de son coupé à succès vers une version plus sportive. Alors pas d’emballement tout de même car côté moteur, c’est du saupoudrage avec seulement 3 ch SAE supplémentaires. Pour distinguer l’Alfa Romeo Sprint GT « Veloce » de la Sprint GT, les plus fins observateurs relèveront la calandre simplifiée à trois barres horizontales, un trèfle à quatre feuille sur les montants de custode arrière et le logo « Veloce » apposé sur la malle arrière. Pour le reste, ne changez rien, c’est parfait avec ses jantes tôles de 15 pouces et leurs enjoliveurs, les Lire la suite

Lotus Europa Special Twin Cam Type 74

Lotus Europa Special Twin Cam Type 74
1971 – 4 cyl. en ligne 8V
126 ch – 195 km/h
712 kg

Partis d’un projet initialement proposé à Ford pour contrer Ferrari, c’est finalement Lotus qui va reprendre à son compte à 100% l’Europe en 1966. Un coupé sportif très radical et sans concession, inspiré techniquement de la Lotus Elan mais dont la principale différence réside dans l’emplacement en position centrale arrière du groupe motopropulseur, comme les monoplaces de Formule 1 contemporaines. Lotus a néanmoins du faire évoluer son coupé (très !) sportif pour élargir la cible des clients potentiels en lui conférant un peu plus de place aux notions de confort (même relatif). Depuis 1971, c’est le moteur Lotus-Ford de l’Elan qui donne son allégresse à la frêle Lotus Europa (qui prend l’appellation internationale du coup). Et pour 1972, faisant suite au nouveau sacre de Lotus en Formule 1 (son 5e titre constructeur), Colin Chapman nous gâte avec une variante plus performante encore puisque le 1,6 litres twin cam passe à de 105 à 126 ch tandis que le poids se maintient. Voilà de quoi faire un bond en avant côté performances ! Extérieurement, pas de changement entre les deux versions. Le design d’origine tracé en 1963 par Ron Hickman n’a que très légèrement évolué : face avant revue avec intégration différente des clignotants avec la série 2 en 1968 et depuis 1971 une nouvelle poupe dont le principal objectif avoué est d’améliorer la visibilité arrière qui était nulle auparavant. Pour le reste, la recette qui fait tout l’attrait de Lire la suite