Peugeot 405 SRI

Peugeot 405 SRI (1987)

Peugeot 405 SRI
1987 – 4 cyl. en ligne 8V
125 ch – 196 km/h
1 095 kg

Peugeot depuis les années 50 fait confiance au styliste italien Pininfarina pour ses berlines. La Peugeot 405 dévoilée pour cette année 87 ne fait pas exception à la règle. Et c’est tant mieux, car le résultat est superbe pour une berline de ce niveau de gamme. Fluide et proportionnée, les originalités résident dans le pli qui ceinture toute la caisse, et les optiques arrière au dessin original. La Peugeot 405 SRI vient se loger à l’ombre de la sportive et charismatique 405 MI16 en adoptant le connu moteur 1,9 litres. Extérieurement, les poignées de portes sont peintes ton caisse et bien intégrées aux flancs, tandis que de série des jantes en tôles masquées par de jolis enjoliveurs donnant une sensation de vitesse. Et les jantes en tôle alors ?… En option. Reste que la Peugeot 405 SRI se présente comme une berline rapide, adepte des compromis, et permettant aux pères de familles encore dynamiques Lire la suite

Ferrari Mondial 3L2

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Ferrari Mondial 3L2
1985 – V8 16V
214 ch – 230 km/h
1 445 kg

Depuis 1980 Ferrari tente de convaincre dans le rayon des coupés 2+2 avec sa Mondial. Une tentative déjà peu concluante commercialement avec la Dino 308 GT4 dans les années 70 avec Bertone aux crayons. Ferrari a depuis renoué avec Pininfarina, mais force est de constater que si le designer italien favori d’Enzo Ferrari s’en tire avec les honneurs, la Ferrari Mondial 8, puis QV peine à convaincre. Ferrari revoit donc sa copie pour 1985 en harmonisant toute sa gamme de la nouvelle Ferrari 328 GTB/GTS à la Ferrari Mondial qui devient « 3L2 » en raison du nouveau V8 à la cylindrée accrue. C’était également un des gros griefs de la Mondial : des performances pour le moins modeste. Désormais, la Ferrari Mondial 3L2 est plus jolie et actuelle avec ses boucliers plus enveloppants et épais, tout en étant (enfin !) peints ton caisse. La nouvelle calandre reprend le principe de la « grille coupe frites » inaugurée sur la Ferrari Testarossa. La poupe évolue peu et on peut toujours Lire la suite

Lotus Excel

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Lotus Excel
1982 – 4 cyl. en ligne 16V
160 ch – 213 km/h
1 135 kg

En 1975, Colin Chapman déploie une gamme de GT 2+2 en deux modèles distincts avec la Lotus Elite, sorte de break de chasse à l’esthétique pour le moins particulière, et la Lotus Eclat son clone en coupé fastback plus heureux dans ses traits. Pour 1982 Peter Stevens reprend ses crayons pour s’attaquer à moderniser la ligne des Eclat Excel qui perd l’Eclat que de nom, car pour le reste le résultat est très réussi. La Lotus Excel à la sauce Stevens est ainsi dotée d’une proue plus affinée avec des boucliers mieux intégrés avec ses clignotants. Les observateurs avertis apprécieront les jantes alu de 14 pouces de la Toyota Supra, symbolisant les derniers accords de coopération entre Hethel et le constructeur japonais. Bas de caisse et bouclier arrière sont également mieux intégrés et l’ensemble reste peint ton caisse. De profil, la Lotus Excel ainsi remise au goût du jour souligne encore plus sa ligne de caisse assez haute. Le Cx de 0,34 démontre que malgré un dessin d’origine qui remonte à 1975, la partie aérodynamique est efficace. A noter que l’Excel reste une GT assez longue puisque 2+2 et large (1,80 mètres) afin de privilégier un habitacle pour quatre personnes… ou tout Lire la suite

Ferrari 328 GTB

Ferrari 328 GTB

Ferrari 328 GTB
1985 – 8 cyl. en V 32V
270 ch – 260 km/h
1 263 kg

Le temps passe et même les beaux dessins doivent se mettre au goût du jour. A fortiori lorsque, comme dans la gamme Ferrari, la nouvelle Testarossa présentée en 1984 révolutionne l’empreinte stylistique de Maranello. A ses côtés la Ferrari 308 GTB/GTS Quattrovalve semble désormais démodée. Ferrari se charge donc de lui offrir un lifting de fin de vie histoire de la maintenir dans la course chez les Grand Tourisme de sport et de prestige. Impossible de la confondre avec la Ferrari 308, car si la silhouette reste identique (et c’est fort heureux) les boucliers avant et arrière évoluent : plus enveloppants, ils donnent un coup de jeune bien vu mais ne s’intègrent pas totalement en harmonie avec la ligne originelle qui jouait avant tout sur la finesse. Là, on a l’impression que la silhouette fine a été alourdie à ses extrémités. On chipote ? Certes, tout est affaire de goût… Les jantes à 5 bâtons sont plus grosses (16 pouces) mais restent fidèles au dessin Ferrari. Toujours assise très basse sur ses suspensions, la Ferrari 328 GTB captive les passants et flatte son conducteur. Pour le reste, pas de changement et la version GTS conserve toujours l’ablation des vitres de custodes par des persiennes intégrales. Le large bouclier arrière très carré, laisse échapper deux doubles sorties rondes Lire la suite

Alfa Romeo 75 2L0 Twin Spark

Alfa Romeo 75 2.0 Twin Spark (TS)

Alfa Romeo 75 2L0 Twin Spark
1987 – 4 cyl. en ligne 8V
148 ch – 203 km/h
1 210 kg

L’Alfetta n’en finit pas de mourir ?… On peut le penser tant la filiation (plutôt dérivés) se perpétue. Après l’Alfetta, la Giulietta, allez comptons même l’Alfa 90 et l’Alfa 6 basées sur la même plateforme, l’Alfa-Romeo 75 reprend à son compte ce lourd héritage. Puis, en 1986, Alfa-Romeo décide enfin de redonner du tonus à une berline qui méritait le détour avec la 75 1.8 Turbo. Et l’année suivante, c’est un deux litres inédit dans son allumage qui prend place sous le capot. Et comme cela ne suffit pas, Alfa Romeo revoie sa copie en actualisant la ligne de sa berline de sport. L’Alfa 75 Twin Spark conserve ce profil étonnant avec sa malle arrière rehaussée. Les boucliers sont beaucoup plus gros et enveloppants donnant un aspect plus cossu et moderne, et comme toute sportive issue de Lire la suite

Ferrari Testarossa

Ferrari Testarossa

Ferrari Testarossa
1984 – 12 cyl. à plat (Boxer) 48V
380 ch – 290 km/h
1 500 kg

En ce salon de Paris en septembre 1984, le public est tombé sous le choc de la nouvelle production star de Maranello. La Ferrari Testarossa doit en effet perpétuer la saga des Grand Tourisme de la firme au cheval cabré et faire mordre la poussière à sa rivale désignée : la Lamborghini Countach. Depuis la sortie de la Miura à la fin des années 60, Lamborghini et Ferrari se livrent une bataille de clochers à coup de V12. Un match également arbitré par deux designers qui s’opposent dans leurs styles : Pininfarina plus sobre, classique et élégant pour Ferrari et Bertone plus novateur, dérangeant et excentrique pour Lamborghini. Cette fois-ci, Pininfarina a dû composer avec des contraintes techniques dictées par les ingénieurs de Maranello, notamment l’emplacement des radiateurs sur les flancs comme en F1 pour améliorer la répartition des masses. Une gageure dont Pininfarina va se sortir avec un talent fou puisque ces prises d’air béantes latérales sont habillées d’ailettes superposées conférant un style unique. Une véritable signature même ! Museau fin avec long porte-à-faux avant, la Ferrari Lire la suite

MVS Venturi 2.80 SPC

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 MVS Venturi 2.8 SPC (Cup 511)
1989 – 6 cyl. en V 12V turbo
260 ch – 270 km/h
1 255 kg

MVS, la « Manufacture de Voitures de Sport », a démontré depuis ses débuts au salon de Paris en 1984 un sacré potentiel. Alors lorsqu’en 1987, le fruit du travail initié par Claude Poiraud et Gérard Godefroy prend enfin la route sous la forme de la MVS Venturi 200, les fans de voitures de sport françaises étaient non seulement rassurés, mais se prenaient même à rêver plus. Ils ont été entendus, et après que le préparateur Lyonnais Fochesato ait développé un kit « 250 ch » pour la Venturi, c’est l’usine de Cholet elle-même qui réagit et propose pour 1989 une version plus performante : la MVS Venturi 2.80 SPC. Extérieurement, Gérard Godefroy a apporté quelques menues retouches dans les détails, avant tout pour faire face à l’augmentation des performances. Ainsi on notera un spoiler additionnel très bas, un aileron en bout de pavillon et un becquet arrière (très) discret. Ces derniers devant accroître l’arrivée d’air frais vers l’échangeur du panneau arrière. Elle vous semble plus basse ? Normal, l’assiette est abaissée de 5 mm. Pour le reste on trouve intactes les lignes tendues très séduisante à l’origine, avec quelques emprunts à la grande série pour réduire les coûts de fabrication (parebrise retaillé de Renault Fuego, rétroviseurs extérieurs de Citroën CX, feux arrière de BMW Série 3 E21…). Pas si gênant, car la Lire la suite

Alpine V6 Turbo Mille Miles

Alpine V6 Turbo Mille Miles

Alpine V6 Turbo Mille Miles
1989 – 6 cyl. en V 12V
200 ch – 252 km/h
1 210 kg

Après le lancement « tiède» de l’Alpine V6 GT, la saga GTA poursuit sa saga en 1985 avec la version de pointe : l’Alpine V6 Turbo. Si la ligne extérieure reste identique, les jantes sont nouvelles. Mais les trains roulants sont améliorés, et surtout le V6 2,5 litres PRV reçoit un turbocompresseur qui apporte 200 ch. Malgré cela, les ventes végètent en raison d’un habitacle à la qualité peu flatteuse (un euphémisme !) et d’une stratégie confuse de Renault qui va diluer l’image de l’Alpine V6 Turbo. Pour 1989, Renault change son fusil d’épaule et veut croire à une relance de la firme au A fléché qui fête ses 35 ans. Premier acte de ce retour, une série spéciale limitée à 100 exemplaire baptisée « Mille Miles ». Pour différencier cette série, l’Alpine V6 Turbo Mille Miles adopte une teinte rouge écarlate nacré vernis 776 tandis que les jantes alu des V6 Turbo sont polies et vernies. Dans le prolongement du phare avant gauche, un stripping vient mourir jusque sur le Lire la suite

BMW 325iX E30

BMW 325iX E30 (1986)

BMW 325iX E30
1986 – 6 cyl. en ligne 12V
171 ch – 205 km/h
1 270 kg

Avec ses modifications du millésime 86, BMW redonne un coup de jeune à sa Série 3 E30, et en profite au passage pour élargir la gamme avec un cabriolet et une version intégrale à quatre roues motrices. Dotée du nouveau 6 en ligne de 2,5 litres développant 171 ch, la BMW 325iX E30 c’est dans sa transmission intégrale qu’elle se distingue du reste de la gamme. Pour la reconnaître extérieurement, c’est assez simple, puisqu’elle est dotée de de passages de roues élargies avec extensions d’ailes, de bas de caisse et d’un bouclier arrière spécifiques, pas du meilleur goût cependant. A croire que BMW s’est fourni chez un accessoiriste bon marché. Le reste est identique et on retrouve toujours avec autant de plaisir la ligne classique et son regard à double optiques rondes séparées par le haricot, ainsi qu’un gabarit compact et équilibré qui fait Lire la suite

Peugeot 505 Turbo Injection 180 ch

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Peugeot 505 Turbo Injection 180ch
1985 – 4 cyl. en ligne 8V Turbo
180 ch – 210 km/h
1 363 kg

Alors que depuis ses début la Peugeot 505 GTI s’arroge plus de 20% des ventes des 505 essence, la 505 Turbo Injection peine à se faire une place au soleil. Il faut avouer qu’avec une puissance finalement modeste pour la catégorie (150 ch) et une propension à consommer goulument le précieux carburant, la 505 Turbo Injection était peut-être à court d’arguments. Peugeot s’est donc penché pour 1985 sur le berceau (moteur) de la 505 Turbo Injection. Au programme une puissance revue de +30 ch et un effort pour réduire la consommation. Dans les modifications, Peugeot s’est laissé aller dans les détails avec de nouvelles optiques arrière plus contemporaines et en harmonie avec le reste de la gamme (Peugeot 309 & 205). Les baguettes et quelques détails sont redessinés, mais c’est surtout la planche de bord complètement redessinée par Paul Bracq qui donne un aspect plus cossu à la Peugeot 505 V6 venue jouer dans la cours des voitures de luxe…Pour le reste, les changements sont invisibles et la Peugeot 505 Turbo Injection conserve un look inchangé : berline aux traits classiques avec sa tenue de sport : becquet, spoiler avant, bas de Lire la suite