Volvo 480 Turbo

Volvo 480 Turbo

Volvo 480 Turbo
1988 – 4 cyl. en ligne 8V Turbo
120 ch – 205 km/h
1 040 kg

Au salon de Genève en mars 1986, Volvo a surpris son monde avec sa nouvelle et inédite Volvo 480 ES. Perdue au milieu des « parpaings tracés à la règles » (comprenez les berlines classiques de la firme de Göteborg série 200, 800), cette compacte marie subtilement une esthétique de break et de coupé. Le retour du break de châsse selon Volvo à l’instar de la regrettée Volvo P1800 ES. Passée la première vague de charme, la prise en main a vite refroidi les ardeurs des amateurs de voitures de sport, car en dépit de sa ligne suggestive ponctuée par des phares escamotables et de son postérieur aussi moderne (hayon tout vitré) encadré par des optiques au design moderne et inédit, la Volvo 480 ES doit se contenter d’un quatre cylindres Renault (certes retravaillé par Volvo) de 1,7 litres (commun avec la Renault 21) et qui ne développe que… 109 ch. Une cavalerie bien maigre pour dynamiser une compacte qui dépasse la tonne sur la bascule. Mais c’était sans compter un plan de développement établit par la firme suédoise puisque deux ans plus tard, nous pouvons profiter de la nouvelle Volvo 480 Turbo qui, comme son appellation l’indique, fait appel à la suralimentation pour remettre les pendules à l’heure. Face à la Volvo 480 Turbo, on ne peut qu’admirer une nouvelle fois ce trait de modernité et séduisant œuvre du designer maison John de Vries. Version haut de gamme, la Volvo 480 Turbo adopte la peinture ton caisse sur les boucliers (en plastique noir mat Lire la suite

Peugeot 309 GTI16

Peugeot 309 GTI16 (1990)

Peugeot 309 GTI16
1989 – 4 cyl. en ligne 16V
160 ch – 220 km/h
875 kg

Mal aimée la Peugeot 309 ? Force est de constater que cette intégration forcée dans une gamme Peugeot, elle qui devait être commercialisée sous le badge Talbot avec le patronyme Arizona, la Peugeot 309 peine à trouver sa place dans une gamme Peugeot dont le design est bien plus attrayant pour ne pas dire sexy depuis la Peugeot 205, la 405 et la 605. Néanmoins, la firme au lion fait le maximum depuis 1985 pour lui assurer un beau succès sur un segment des plus disputés face aux Kadett, Golf, R11 et Escort. Dès 1987 une variante GTI, identique au gabarit près à la Peugeot 205 GTI 130 ch, est venue mettre du piment dans la gamme 309. Bien mais peut mieux faire. En octobre 1989, Peugeot opère un facelift léger côté extérieur, mais surtout un sacré coup de mieux dans un habitacle qui était alors très critiqué. Et comme cela ne suffit pas, une version de pointe est lancée sous la forme de la Peugeot 309 GTI16. Pour faire court, prenez une Peugeot 309 GTI et greffez-lui le groupe motopropulseur de la Peugeot 405 MI16 et ses 160 ch. Comme le reste de la gamme 309, la GTI16 profite d’emblée d’un visage Lire la suite

Opel Corsa A GSI

Opel Corsa A GSI

Opel Corsa A GSI
1988 – 4 cyl. en ligne 8V
100 ch – 188 km/h
820 kg

En 1982, Opel élargit sa gamme vers le bas avec sa Corsa. Petite et compacte, elle vient s’insérer avec succès sur un segment déjà très disputé des petites citadines polyvalentes. Mais de GTI ou version sportive, il faudra se contenter de la Corsa SR et ses maigres 70 ch. Bien pâles face aux 112 ch d’une Golf GTI ou des 110 ch de la Renault 5 Alpine Turbo. Et si en juillet 85 la SR est rebadgée GT, cela ne change pas la donne. Pourtant entre-temps la concurrence s’est durcie avec la Peugeot 205 GTI qui imprime le tempo de la catégorie GTI. Opel n’est pas restée insensible face à l’engouement du public pour ces GTI, et en juillet 1988, l’Opel Corsa A GSI vient se lancer dans la danse. Profitant du restylage de 1987 qui a modifié la face avant avec des optiques plus petites, une calandre plus intégrée, ainsi qu’une nouvelle poignée d’ouverture de coffre. En bonne GTI qui se respecte, l’Opel Corsa A GSI adopte la panoplie de la parfaite sportive accomplie. On trouve donc des boucliers peints ton caisse avec liserés rouge, des bas de caisse en Lire la suite

Chevrolet Corvette C4 Cabriolet L98

Chevrolet Corvette C4 Cabriolet L98
1986 – 8 cyl. en V 16V
240 ch – 245 km/h
1 494 kg

Après 11 années d’absence, c’est le grand retour du cabriolet dans la gamme Corvette ! La Chevrolet Corvette C4 Cabriolet est dévoilée pour 1986 en grandes pompes en servant de base de pace car pour les 500 Miles d’Indianapolis le 25 mai. De teinte jaune, avec ses strippings latéraux « Official Pace Car », cette Chevrolet Corvette C4 Cabriolet est pilotée par le général de brigade en retraite de l’US Air Force Chuck Yaeger (premier homme ayant dépassé la vitesse du son). Une belle occasion pour le grand public de découvrir la pureté de profil de la Corvette C4 ainsi décapsulée. Déjà que le coupé pouvait compter sur son design très attractif, mais la séduction devient totale en variante cabriolet. Tous les tics stylistiques de la Corvette sont mis en valeur : long capot, phares rétractables, quatre optiques rondes teintes en rouge arrière encastrées dans la poupe concave. On retrouve toujours avec le même plaisir de nombreux détails comme les stries de requin sur les ailes avant, ou encore la ligne noire qui ceinture la caisse. Les plus fins observateurs auront noté que désormais, selon les normes fédérales en vigueur aux Etats-Unis, un troisième feu stop intègre la malle arrière. Une malle arrière qui reste… désespérément fixe en empêche tout Lire la suite

Innocenti de Tomaso Turbo

Innocenti de Tomaso Turbo
1983 – 3 Cyl. en ligne 6V Turbo
72 ch – 160 km/h
715 kg

Chez Innocenti, la vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille, mais les difficultés sont parfois sources d’opportunités. Lorsque BMC (British Motor Corporation) se déclare en cessation de paiement et c’est l’état italien avec Alejandro de Tomaso qui rachètent Innoncenti en 1976. Toutefois le moteur « Austin » est conservé… jusqu’en 1982. A compter de cette date, c’est un petit trois cylindres en ligne Daihatsu qui motorise la gamme Innocenti « Bertone ». Dès l’année suivante, c’est le retour de la GTI de Tomaso chez Innocenti. Du coup, tout est nouveau avec pour commencer ce qui se voit : une dessin signé Bertone dont l’esthétique est remaniée. C’est surtout la face avant qui est plus arrondie et plus aérodynamique (il faut le dire vite !). Feux additionnels, extensions d’ailes, bas de caisse, boucliers enveloppants, le tout en couleur anthracite qui tranche avec certains coloris retenus, l’Innocenti de Tomaso Turbo affiche la couleur. Les petites jantes alu de 13 pouces au voile noir ont en leur centre le logotype « T » pour de Tomaso. Et si Lire la suite

Volkswagen Golf 2 GTI 16S

Volkswagen Golf 2 GTI 16S (1985) KR

Volkswagen Golf 2 GTI 16S
1985 – 4 cyl. en ligne 16V
139 ch – 210 km/h
990 kg

C’est Volkswagen France qui avait grillé la politesse à la maison mère de Wolfsburg avec sa Golf GTI 16 Oettinger. Mais l’usine ne comptait pas rester impassible et pour le deuxième volet de la Golf commercialisée depuis 1983 et 1984 en variante GTI, il aura fallu attendre 1985 pour (enfin) profiter d’une version 16 soupapes de la Golf 2 GTI. Une longue attente enfin récompensée puisque c’est au salon de Francfort de 1983 qu’un coupé Scirocco avait présenté une étude 16 soupapes. La Volkswagen Golf 2 GTI 16S offre un air de déjà vu tant les modifications esthétiques sont quasi imperceptibles même au spécialiste. On note ainsi les jantes alu de 14 pouces de série en France, une assiette plus basse et un spoiler avant plus imposant. Les monogrammes « GTI 16S » sont là pour rappeler que c’est sous le capot que l’essentiel des modifications sont situées. De série, la calandre accueille quatre phares ronds (avec les deux au centre de Lire la suite

Donkervoort S8AT

Donkervoort S8AT
1986 – 4 cyl. en ligne 8V Turbo
170 ch – 220 km/h
685 kg

Avec l’arrivée du catalyseur, Joop Donkervoort doit trouver une solution pour que son interprétation de la Lotus Seven ne soit pas pénalisée en performance. C’est donc fort logiquement que la Donkervoort SA8 lancée en 1985 est épaulée dès l’année suivante par une variante équipée d’un turbocompresseur. La Donkervoort S8AT est identique à l’extérieur à la S8A. Seules exceptions notables, l’inscription stylisée sur l’échappement latérale avec « S8AT » et les grilles supplémentaires sur le capot qui permettent de savoir que l’on est en présence d’un sacré pétard hollandais. Toujours très basse (1,10 mètres), compacte et ramassée (3,40 mètres de long et 1,73 mètres de large), la Donkervoort S8AT assure le spectacle dans la rue et captive les regards des passants. Ailes rapportées à l’ancienne, physionomie de barquette de course pour deux, la Donkervoort S8AT quoique fidèle au concept initial de la Lotus Seven puis des Caterham, a su imprimer sa marque avec un museau inédit depuis la Lire la suite

Donkervoort S8A

Donkervoort S8A
1985 – 4 cyl. en ligne 8V
117 ch – 185 km/h
675 kg

Depuis 1978, Joop Donkervoort s’est mis en tête de propose son interprétation de la Lotus Seven. Cet amateur éclairé et exigeant était devenu dans l’incapacité d’homologuer alors les Caterham en Hollande avec les nouvelles normes (trop petites). Il a donc repris le concept à zéro, même si la Donkervoort S7 des débuts restait encore fidèle au concept initial. Puis dès 1983, la S8 a pris son envol avec des particularités techniques spécifiques. Fort de ses premiers succès, Joop Donkervoort poursuit son travail d’amélioration avec pour cette année 1985 une version S8A. Si l’esthétique évolue que sur des points de détails (nez et ailes à la forme plus élégante et profilée, capot plat sans bossage), ce sont les dessous qui méritent amplement le détour et confère à la Donkervoort S8A des qualités sportives de très haut niveau. Plus longue, plus large, et avec son style plus moderne, la Donkervoort conserve néanmoins l’esprit « Lotus Seven » avec son concept de barquette deux places avec ses phares lui donnant des airs de grenouille. Passages de roue qui semblent hérités des Lire la suite

Maserati 2.24v Biturbo

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Maserati 2.24v Biturbo
1988 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
245 ch – 230 km/h
1 240 kg

Maintenant que les errements de jeunesse de la saga Biturbo semble de l’histoire ancienne, Maserati sous l’égide d’Alejandro de Tomaso est prêt à aller de l’avant côté sport et performances. Et c’est la 222 avec sa petite cylindrée favorable à la fiscalité italienne dissuasive au-delà de 2 litres qui va évoluer en adoptant 24 soupapes. La Maserati 2.24v Biturbo est donc dévoilée pour 1988 après que les travaux sur sa mécanique aient été présentés à la presse. Qui dit version spéciale et performante, dit quelques travaux cosmétiques histoire de marquer sa différence. C’est Marcello Gandini qui travaille le dessin initial et, après avoir déjà arrondi (quoique !) les angles du coupé Biturbo et offert de nouveaux rétroviseurs extérieurs, c’est un kit carrosserie complet qui est de la partie : boucliers avant et arrière plus enveloppants, bas de caisse, peinture biton (le bas est peint en anthracite comme c’était déjà le cas sur la Maserati Biturbo Si). Les antibrouillards de série sont intégrés dans le bouclier avant, tandis que les plus fins observateurs auront noté que malgré la cylindrée de deux litres, le bouclier arrière épouse deux double sorties d’échappement contre une double sur la Maserati 222. Pour une esthétique plus sport, les chromes sont réduits à la portion congrue (trident sur la calandre et monogrammes arrière) tandis que Lire la suite

Maserati Karif Biturbo

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Maserati Karif Biturbo
1988 – 6 cyl. en V 18V Biturbo
250 ch – 255 km/h
1 281 kg

Alejandro de Tomaso, propriétaire de Maserati depuis 1979 n’est pas avare de bonnes idées pour faire parler de ses modèles. Depuis 1981, les Maserati Biturbo n’en finissent pas de se bonifier, et de se décliner : coupé, berline, cabriolet… Pour noël 1988, une tradition désormais à Modène, Alejandro de Tomaso dépose une nouvelle variante au pied du sapin… enfin du trident ! La Maserati Karif est donc basée sur l’empattement court des Spyder (soit 2,4 mètres) auquel on a mis un toit en dur style coupé de ville comme certains modèles américains contemporains style Buick Regal. Cela confère ainsi à la Maserati Karif une silhouette étonnante et peu commune confirmant ainsi une automobile d’esthète et exclusive. On aime ou on déteste c’est au choix, d’aucun peuvent lui préférer finalement la ligne originelle tracée par Pierangelo Andreani. Comme ses sœurs de catalogue (222, 422, 430) elle hérite des retouches dans les détails réalisées par le crayon de Marcello Gandini en 1987. Léger, certes, mais suffisant pour donner une touche de modernité avec des angles qui s’adoucissent notamment sur la proue avec une calandre revue et des arêtes de capot plus intégrées et intégrantes. Les jantes OZ Mille Miglia sont à voile plein à 5 goujons en 15 pouces de Lire la suite