Maserati 222 SE Biturbo

maserati-222-se-biturbo-3

Maserati 222 SE Biturbo
1990 – 6 cyl. en V 18V Biturbo
250 ch – 230 km/h
1 308 kg

Depuis 1988, la gamme Biturbo est dénommée 222 comme pour chasser la mauvaise réputation qui colle au patronyme Biturbo. C’est Marcello Gandini qui avait alors eu le privilège de retoucher (très ! trop ?) subtilement le trait de Pierangelo Andreani qui commence à accuser le poids des années. Avec la sortie de la Maserati 2.24v Biturbo, Maserati a inauguré des nouveaux boucliers plus enveloppants réactualisant la ligne de la Biturbo avec un certain succès. Maserati joue ainsi au jeu du copier/coller et applique les mêmes recettes stylistiques que la 2.24v aux autres modèles. La Maserati 222 E Biturbo devient ainsi 222 SE Biturbo arborant fièrement ses nouveaux attributs. Machoire plus carrée avec des boucliers enveloppants épousant (enfin !) plus harmonieusement les phares additionnels, tandis que le bouclier arrière intègre les deux double sorties d’échappement. Les observateurs avertis remarqueront que les le chrome a été banni ou presque ne subsistant que pour le Trident dans la calandre totalement noire mat ou encore les monogrammes de malle arrière. Même Lire la suite

Alfa Romeo Alfasud Ti 1500 85 ch

Alfa Romeo Alfasud Ti 1500 85 ch

Alfa Romeo Alfasud Ti 1500 85 ch
1978 – 4 cyl. à plat 8V
85 ch – 170 km/h
895 kg

Depuis 1971 l’Alfa Romeo Alfasud hérisse le poil des alfistes traditionnels. Conçue pour donner un essor économique à une Italie du sud alors très pauvre en emploi, l’Alfasud cumulait sur le papier toutes les tares : traction avant, modèle populaire et construction approximative en raison de nouvelles habitudes de travail à acquérir à Pomigliano d’Arco. Certes, mais une fois posé son séant derrière le volant, l’Alfasud va démontrer des qualités routières bien réelles et au-dessus de la norme. Et toc ! Et dès septembre 1973 une version Ti vient coiffer la gamme ‘Sud jouant les GTI avant l’heure. Toutefois, aussi brillant soit son Flat 4, ses 68 ch font pâle figure côtés performances. Depuis, Alfa Romeo a revu sa copie plusieurs fois et pour 1978 c’est une Alfasud 1500 Ti de 85 ch qui vient réveiller le cœur des passionnés de la firme au Biscione. Pour le néophyte, c’est le jeu des sept erreurs pour différencier les versions : tout au plus note-t-on plus de plastiques noirs qui viennent renforcer les arches de roues, un monogramme « 1.5 » qui change tout Lire la suite

Donkervoort S8A

Donkervoort S8A
1985 – 4 cyl. en ligne 8V
117 ch – 185 km/h
675 kg

Depuis 1978, Joop Donkervoort s’est mis en tête de propose son interprétation de la Lotus Seven. Cet amateur éclairé et exigeant était devenu dans l’incapacité d’homologuer alors les Caterham en Hollande avec les nouvelles normes (trop petites). Il a donc repris le concept à zéro, même si la Donkervoort S7 des débuts restait encore fidèle au concept initial. Puis dès 1983, la S8 a pris son envol avec des particularités techniques spécifiques. Fort de ses premiers succès, Joop Donkervoort poursuit son travail d’amélioration avec pour cette année 1985 une version S8A. Si l’esthétique évolue que sur des points de détails (nez et ailes à la forme plus élégante et profilée, capot plat sans bossage), ce sont les dessous qui méritent amplement le détour et confère à la Donkervoort S8A des qualités sportives de très haut niveau. Plus longue, plus large, et avec son style plus moderne, la Donkervoort conserve néanmoins l’esprit « Lotus Seven » avec son concept de barquette deux places avec ses phares lui donnant des airs de grenouille. Passages de roue qui semblent hérités des Lire la suite

Alfa Romeo GTV 1L8 TS 916

alfa-romeo-gtv-1L8-ts-916-8

Alfa Romeo GTV 1L8 TS 916
1998 – 4 cyl. en ligne 16V
144 ch – 210 km/h
1 350 kg

Alfa Romeo profite d’un petit nettoyage de printemps pour repenser l’architecture de sa gamme GTV type 916. Pour 1998, c’est le moment d’offrir à ses clients une version d’accès à la gamme avec un moteur 1,8 litres sous le capot. Sacrilège ? Pas réellement, car bon nombre de ses rivales se satisferaient d’un quatre cylindres aussi rond et mélodieux. Côté style, rien ne change et c’est tant mieux. Les plus fins observateurs auront remarqué que la calandre en triangle dispose désormais d’un cerclage chromé intérieur pour faire plus habillé et… c’est tout ! Bien malin qui pourrait identifier au premier coup d’œil cette version d’accessit d’autant qu’avec le jeu des options pour les jantes (15 pouces de série), voire même le kit aérodynamique également disponible pour le GTV 1L8 TS 916, ce coupé milanais fausse les cartes et trompe son monde. La force du dessin de Pininfarina opère toujours tel un aimant sur les rétines attirées par la ceinture de caisse élégante qui dynamise le profil ou encore ce double regard qui laisserait à croire que ce sont Lire la suite

Maserati Biturbo Si

maserati-biturbo-si-13

Maserati Biturbo Si
1986 – 6 cyl. en V 18V Biturbo
220 ch – 228 km/h
1 086 kg

Maserati a pris le temps ! Après avoir essuyé une pluie de critiques la Biturbo II depuis 1985 est améliorée sur de nombreux points de fiabilité et de tenue de route. Il était temps, mais elle conserve alors encore son antique alimentation par carburateurs. Il aura fallu attendre encore une année supplémentaire pour que Alejandro de Tomaso se résigne à passer à l’injection électronique. Au sommet de la sportivité de la gamme Biturbo, la version S profite ainsi de toutes ces modifications et change de patronyme pour se dénommer Maserati Biturbo Si. Depuis 1981, Maserati a que peu retouché la ligne tracée par Pierangelo Andreani. Pour sa variant Si, Maserati reconduit le principe inauguré sur la S avec une peinture bicolore composée nécessairement par une partie basse grise anthracite qui va trancher avec le rouge ou gris clair métal, ou se fondre en panaché avec le noir. Noir justement est la couleur omniprésente qui recouvre les chromes habituels (entourages de vitres) allant même jusqu’à la calandre dont seul le trident reste chromé. Ses jantes alu OZ de 14 pouces sont également bicolores pour mieux distinguer la Maserati Biturbo Si de ses sœurs Lire la suite

Alfa Romeo GTV 3L0 V6 24V 916

alfa-romeo-gtv-3L0-v6-24v-916-11

Alfa Romeo GTV 3L0 V6 24V 916
1997 – 6 cyl. en V 24V
220 ch – 240 km/h
1 415 kg

Depuis 1995, Alfa Romeo a fait un retour remarqué dans le segment des coupés sportifs et passionnants. Ses forces sont connues : une ligne sculpturale dessinée par Pininfarina, et des moteurs pétillants signés Alfa Romeo. La plateforme est celle du groupe Fiat qu’elle partage avec bon nombre de modèles (coupé Fiat, Tipo, Delta, Dedra…). S’inspirant du concept car Proteo, l’Alfa Romeo GTV se singularise par son gabarit compact (4,28 mètres de long et 1,78 mètres de large) et ses tics stylistiques très (re)marqués : pli de caisse qui ceinture l’habitacle, doubles optiques rondes avant détourées dans le capot, calandre Alfa Romeo bien visible et bandeau arrière en guise de feux sur une poupe tronquée. Avec la sortie pour 1997 d’une version de pointe dotée du V6 3 litres 24 soupapes, Alfa Romeo ne retouche pas le dessin originel, preuve d’une belle réussite qui continue de faire tourner les têtes dans les rues. Alors comment reconnaître l’Alfa Romeo GTV 3L0 V6 24V type 916 ? Ses jantes au dessin plus aéré avec de grands trous d’aérations qui Lire la suite

Maserati 420 Si Biturbo

maserati-420si-biturbo-2

Maserati 420 Si Biturbo
1986 – 6 cyl. en V 18V Biturbo
220 ch – 228 km/h
1 175 kg

En 1983, de Tomaso et son designer attitré Andreani eurent l’idée de rallonger la Biturbo pour la transformer en berline avec la 425. Basée sur un empattement allongé à 2,6 mètres. Ajoutez-y deux portes arrière, une malle allongée portant la longueur hors tout à 4,4 mètres, et vous obtenez ainsi une berline racée, inspirée par le coupé Biturbo, et apte à venir défier les productions allemandes. Uniquement motorisée par le V6 2,5 litres réservé plutôt à l’export. En 1985 Maserati n’oublie pas ses clients compatriotes, et met sur le marché deux berlines 420 (185 ch) et 420 S (205 ch) qui singent ainsi l’offre de coupés Biturbo et Biturbo S avec le V6 de 2 litres de cylindrée. L’année suivante, Maserati profite de l’arrivée de l’injection pour faire évoluer ses berlines 2 litres. Les amateurs de berlines sportives vont être comblés avec cette Maserati 420 Si Biturbo. Pourtant, elle est réservée aux amateurs de berlines discrètes, car dans le flot de la circulation, la Maserati joue les anonymes. Par rapport à sa sœur 420 plus « placide », la Maserati 420 Si adopte les codes stylistiques du coupé Biturbo Si : jantes 14 pouces Lire la suite

Matra Murena 2L2 S

020304-1

Matra Murena 2L2 S
1983 – 4 cyl. en ligne 8V
142 ch – 210 km/h
1 050 kg

Depuis 1980, Matra a renouvelé avec succès son coupé sport 3 places de front à moteur central arrière. Avec succès… techniquement et esthétiquement parlant car en termes de chiffres de vente, c’est l’agonie, surtout comparé au succès de sa devancière la Matra Bagherra. Pourtant des qualités, la Matra Murena n’en manque pas à commencer par son design moderne et séduisant signé Antoine Volanis, ainsi que son gros moteur 2,2 litres d’origine Chrysler qui lui permet de s’intercaler parmi des coupés sportifs plus établis (Porsche 924, Alfa Romeo GTV 2 litres, VW Scirocco…). Son châssis surdimensionné fait entrevoir un potentiel mécanique supérieur, ce que ne manque pas de proposer Matra. D’abord sous la forme d’un kit moteur vendu en après-vente dans le réseau Talbot, puis depuis juin 1983 sous la forme d’un modèle à part entière dans la gamme : la Matra Murena 2L2 S. Les monogrammes « S » sur le masque avant et le becquet arrière en plastique noir sont les seuls signes distinctifs Lire la suite

Maserati 2.24v Biturbo

maserati-2.24v-biturbo-11

Maserati 2.24v Biturbo
1988 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
245 ch – 230 km/h
1 240 kg

Maintenant que les errements de jeunesse de la saga Biturbo semble de l’histoire ancienne, Maserati sous l’égide d’Alejandro de Tomaso est prêt à aller de l’avant côté sport et performances. Et c’est la 222 avec sa petite cylindrée favorable à la fiscalité italienne dissuasive au-delà de 2 litres qui va évoluer en adoptant 24 soupapes. La Maserati 2.24v Biturbo est donc dévoilée pour 1988 après que les travaux sur sa mécanique aient été présentés à la presse. Qui dit version spéciale et performante, dit quelques travaux cosmétiques histoire de marquer sa différence. C’est Marcello Gandini qui travaille le dessin initial et, après avoir déjà arrondi (quoique !) les angles du coupé Biturbo et offert de nouveaux rétroviseurs extérieurs, c’est un kit carrosserie complet qui est de la partie : boucliers avant et arrière plus enveloppants, bas de caisse, peinture biton (le bas est peint en anthracite comme c’était déjà le cas sur la Maserati Biturbo Si). Les antibrouillards de série sont intégrés dans le bouclier avant, tandis que les plus fins observateurs auront noté que malgré la cylindrée de deux litres, le bouclier arrière épouse deux double sorties d’échappement contre une double sur la Maserati 222. Pour une esthétique plus sport, les chromes sont réduits à la portion congrue (trident sur la calandre et monogrammes arrière) tandis que Lire la suite

Lotus Esprit GT3

Lotus Esprit GT3

Lotus Esprit GT3
1996 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
240 ch – 263 km/h
1 300 kg

Depuis le 3e restyling opéré par les designers qui se sont chargés de dessiner la Lotus Elise, la Lotus Esprit s’est inscrite définitivement dans les annales des GT marquantes et durables du paysage des voitures de sport. Depuis 1976 elle promène sa ligne à nulle autre pareille tracée par un Giorgietto Giugiaro particulièrement inspiré. La Lotus Esprit S4, puis S4s ont la charge de faire le « gros » du volume en quatre cylindres, car désormais un V8 biturbo 100% maison a été implanté dans les entrailles arrière de l’Esprit. Une montée en gamme et en tarif qui n’est pas passé inaperçue auprès des fans historiques. Mais à Hethel, au jeu du mécano géant, on a plus qu’une pièce à sa caisse, et Lotus dégaine l’Esprit GT3. Inédite, à fortiori sur nos routes, la Lotus Esprit GT3 reprend à son compte le quatre cylindres 2 litres faisant les beaux jours du marché italien (pour des raisons fiscales). Et avec son patronyme repris aux GT engagées en compétition, la Lotus Esprit GT3 soigne sa présentation avec des strippings suggestifs, des coloris qui en mettent pleins les yeux (orange, argent ou vert électrique), adopte les roues des versions Esprit S4 mais se dispense de l’aileron. En échange un becquet plus épais prend le relais avec beaucoup plus de grâce et d’élégance. Une sorte de retour aux sources, surtout avec ce petit bouilleur suralimenté derrière. Boucliers Lire la suite