Renault 19 16S

Renault 19 16S

Renault 19 16S
1990 – 4 cyl. 16V
140 ch – 215 km/h
1 050 kg

Surnommée l’arlésienne, la Renault 19 16S va finalement arriver dans les salons et les show-rooms des concessions en mai 1990, soit deux ans après le lancement de la gamme 19. La faute à une mécanique multisoupapes qui a dû patienter pour des raisons de difficultés d’industrialisation. En effet, le quatre cylindres 12 soupapes des Renault 21 TXI et R25 TXI monopolise l’outil de production. Résultat, la Renault 19 16S arrive après la bataille et va renoncer à un engagement en groupe A en rallyes puisque la Clio 16S pointe le bout de son capot bombé. Reculer pour mieux sauter ? Côté look, Renault tient à différencier son modèle de pointe, à l’instar des R21 2L Turbo et R25 V6 Turbo, la face avant adopte des optiques élargies en deux parties, qui relèguent les clignotants dans le bouclier avant. Ce dernier est redessiné et plus aéré avec en prime une bavette pour optimiser refroidissement et appuis. Un kit carrosserie complet (bas de caisse, boucliers Lire la suite

Porsche 911 2L4 S série E/F

Porsche 911 2L4 S série E/F

Porsche 911 2L4 S série E/F
1971 – 6 cyl. Flat 6 12V
190 ch – 230 km/h
1 075 kg

Depuis 1968, Porsche n’a de cesse d’améliorer sa voiture de sport : la Porsche 911. Empattement allongé pour une meilleure tenue de route en 1968, passage au Flat 6 de 2,2 litres en 1969 pour la série C, c’est en 1971 pour le millésime 72 que Porsche change de nouveau le Flat 6 de sa 911, afin de pouvoir mieux digérer sans perte et sans problèmes les normes de pollution américaines. La Porsche 911 série E se voit donc dotée d’un nouveau Flat 6, mais pas uniquement, mais nous y reviendrons après. La structure de gamme reste avec la même architecture : T en entrée de gamme, E avec l’injection et la S pour la variante la plus sportive. C’est cette dernière version qui a retenu notre attention ici. La Porsche 911 2L4 S série E est adepte du jeu des sept erreurs par rapport à la génération précédente. On remarque d’office le nouveau spoiler aérodynamique intégré sous Lire la suite

Seat Ibiza SXI

Seat Ibiza SXI

Seat Ibiza SXI
1988 – 4 cyl. 8V
100 ch – 184 km/h
925 kg

Fiat largue Seat ! Pas grave, le constructeur espagnol va voler de ses propres ailes et finalement se faire racheter par Volkswagen. Une aubaine. Entretemps, Seat va mettre les petits plats dans les grands pour sa première Ibiza qui doit définitivement propulser le constructeur espagnol dans le marché occidental avec crédibilité. Alors les clients découvrent en 1984 une petite voiture compacte et polyvalente avec un design tendu et séduisant signé Giorgetto Giugiaro. Et c’est chez Karmann que la finalisation de la carrosserie a été mise au point. Voilà qui permet de cacher des dessous moins glorieux, puisque la plateforme est reprise à la Fiat… Ritmo. Mais on y reviendra. Pour sa mécanique, c’est Porsche qui est mandaté pour étudier le quatre cylindres qui va motoriser les variantes placides. Pour 1988, Lire la suite

Dino 246 GT

Dino 246 GT
1969 – 6 cyl. en V 12V
195 ch – 230 km/h
1 080 kg

Depuis 1965, Enzo Ferrari sous sa marque Dino a cédé à la pression des anglais avec l’étude d’un V6 compact d’une part, et de l’implantation en position central arrière. Après plusieurs expérimentations tant en compétition, que dans le développement d’une berlinette de route, c’est finalement en 1967 que la Dino 206 GT est dévoilée pour être commercialisée au compte-gouttes jusqu’en 1969. Au salon de Genève, en mars de la même année, Ferrari monte d’un cran et profite du réalésage du V6 Dino qui passe de 2 à 2,4 litres à l’instar des Fiat Dino Coupé et Spider. Pour l’occasion, et puisque le V6 est plus costaud en couple moteur et en puissance, la carrosserie dessinée initialement par Aldo Brovarone chez Pininfarina a été légèrement modifiée, pour autoriser un empattement accru de +6 cm et une longueur hors tout de +9,4 cm. Malgré cela, les dimensions restent toujours très compactes, et les proportions semblent idéales. Le style est réellement flamboyant et charmant, et la Dino 246 GT continue de perpétuer un style moderne Lire la suite

Volkswagen Golf 2 G60 Rallye

Volkswagen Golf 2 G60 Rallye

Volkswagen Golf 2 G60 Rallye
1989 – 4 cyl. en ligne 8V Compresseur
160 ch – 209 km/h
1 195 kg

Avec l’arrêt des groupe B en Championnat du Monde des Rallyes, Volkswagen veut revenir en compétition en groupe A pour 1990. C’est donc sur la base de la Golf 2 GTI que le département Motorsport du constructeur de Wolfsburg va développer une version spéciale routière, limitée à 5 000 exemplaires, pour être homologué en Championnat du Monde des Rallyes groupe A. La Lancia Delta HF Integrale 16V aurait-elle trouvé une rivale à sa mesure ? Pour ce faire, Volkswagen ne lésine pas sur les moyens qui sont visibles à l’œil nu : un kit carrosserie complet habille la Golf 2 avec des larges extensions d’ailes taillées à la serpe afin de pouvoir accueillir en compétition de grosses roues. Seul hic, les roues de 15 pouces en alu (reprises au Corrado G60) restent très en retrait dans les arches de roue et n’affleurent pas le flanc de la carrosserie. Voilà qui est peu esthétique. Sans parler de la calandre inédite et ses petits phares rectangulaires (dotés de codes Lire la suite

Porsche 911 Carrera 2L7 210 ch série G

Porsche 911 Carrera 2L7 série G 210 ch

Porsche 911 Carrera 2L7 210 ch série G
1973 – 6 cyl. Flat 6 12V
210 ch – 240 km/h
1 075 kg

Pour le millésime 1974, Porsche dévoile au salon de Francfort en septembre 1973 sa nouvelle gamme 911 série G. Les modifications sont conséquentes, avec comme effets les plus visibles le nouveau look avec les nouveaux parechocs à absorbeurs de chocs imposés par l’administration américaine (si Porsche veut pouvoir écouler ses productions au juteux pays de l’Oncle Sam) et la généralisation de la cylindrée 2,7 litres pour son Flat 6, reprenant ainsi les cotes du Flat 6 2,7 litres de la déjà classique et mythique Carrera RS. Si on peut juger ces nouveaux boucliers disgracieux au premier abord, force est de reconnaître que leur intégration stylistique est particulièrement bien vue et cachent dans leur structure un amortisseur de choc (d’où les soufflets sur les côtés). Cela a nécessité un nouveau capot qui est désormais plat à son bord, tandis que les clignotants ont migré dans le parechoc dans la partie noire. La poupe innove avec de nouveaux feux désormais reliés par un bandeau rouge réfléchissant. La variante de pointe de la gamme européenne, la Porsche 911 Carrera 2L7 210 ch Série G se distingue des autres modèles plus calmes par une présentation spécifique : suppression des chromes par des éléments Lire la suite

Peugeot 205 Griffe

Peugeot 205 Griffe

Peugeot 205 Griffe
1990 – 4 cyl. en ligne 8V
130 ch – 205 km/h
915 kg

Depuis 1984, Peugeot domine les débats dans le petit monde des GTI. La Peugeot 205 GTI, notamment en motorisation 1,9 litres 130 ch n’est pas la plus puissante, pas la plus perfectionnée et n’a aucune technique de pointe. Mais son homogénéité générale la rend terriblement efficace et attractive, d’autant que dans le même temps, Volkswagen et sa Golf 2 GTI sont partis vers une philosophie plus bourgeoise. Ajoutez à cela les victoires en compétition (WRC groupe B et rallyes-raids), une campagne de pub agressive et dynamique et un look général sans faute de goût, et voilà la Peugeot 205 GTI qui truste les premières places. Pourtant, Peugeot relance la machine, avec une surprise au salon de Paris 1990 en dévoilant une série spéciale baptisée « Griffe ». Limitée à 3 000 exemplaires, dont 1 000 exemplaires pour le marché français, la Peugeot 205 Griffe est basée sur une 205 GTI 130 ch avec son moteur 1,9 litres. Il se murmure que le point de départ de cette série spéciale et une inspiration de la voiture personnelle de Jean Todt, patron de Peugeot Talbot Sport (PTS), qui s’était fait faire une Peugeot 205 GTI sur mesure avec notamment cette teinte vert fluorite. Dans les tics spéciaux, toutes les baguettes et extensions d’ailes sont gris foncés (terminé les touches de rouge), et ce gris foncé va même Lire la suite

BMW M1 E26

BMW M1 E26

BMW M1 E26
1979 – 6 cyl. en ligne 24V
277 ch – 262 km/h
1 300 kg

Voilà une Grand Tourisme à la conception peu banale et tourmentée. Est-ce que la touche du constructeur de Sant’Agata a complexifié la donne ? On peut le penser, mais pas seulement. Dans le prolongement du concept car BMW Turbo dessiné par Paul Bracq alors premier crayon à Münich, Jochen Neerspach patron de la branche sportive lance l’étude d’une GT dès 1977. C’est donc Giorgetto Giugiaro (Ital Design) qui est consulté pour le style général et Lamborghini pour l’étude et l’assemblage de la future BMW M1 qui va définitivement ancrer dans le paysage automobile le « M » de BMW Motorsport créé en 1972. Mais rien ne se passe comme prévu, et comme Lamborghini est en plein marasme économique, et malgré trois prototypes déjà réalisés, BMW décide de dénoncer son contrat en avril 1978 avec la firme italienne. Changement de stratégie, mais des conséquences type puzzle pour la finalisation et la construction de la première GT made in Münich. Une nouvelle chaîne de production doit alors être trouvée, transformant la construction de la BMW M1 en véritable puzzle. Le châssis tubulaire est fabriqué par Marchesi et la carrosserie en plastique renforcé de fibres de verre par T.I.R., deux entreprises de Modène. Leur assemblage ainsi que l’habillage intérieur sont réalisés par Lire la suite

Volkswagen Golf 2 GTI G60

Volkswagen Golf 2 GTI G60
1990 – 4 cyl. en ligne 8V Compresseur
160 ch – 216 km/h
1 080 kg

Les compactes sportives sont en pleine évolution et cèdent à la course à l’armement et à la puissance. Ainsi, la Volkswagen Golf 2 GTI 16S avec ses 139 ch fait presque déjà pale figure et ne peut en tout cas prétendre faire la course en tête. Il faut dire que la Peugeot 309 GTI16 ou l’Opel Kadett GSI 16V avec leurs mécaniques qui dépassent les 150 ch ont pris le large. Alors faisant suite à la discutable Golf 2 G60 Rallye, et à la très rare et exclusive Golf 2 G60 Limited (210 ch, transmission Syncro), Volkswagen poursuit le déploiement de son moteur G60 dans la gamme Golf 2 GTI. Extérieurement, la Golf 2 GTI G60 profite d’emblée du tout récent facelift opéré en juillet 1989, avec ses gros boucliers carrés qui se veulent plus aérodynamiques. Il faut l’écrire assez vite, car avec un Cx de 0,37 nous sommes loin des meilleures élèves en la matière. La calandre accueille de série quatre Lire la suite

Alfa Romeo Alfetta GT & GTV – Guide Achat

Alfa-Romeo Alfetta berlina 1800

Alfa-Romeo Alfetta berlina 1800 (1972)

Alfa-Romeo Giulia 2000 GTV

Alfa-Romeo Giulia 2000 GTV

Il faut trouver un successeur au vieillissant et pourtant toujours charmeur coupé Alfa-Romeo Giulia « Bertone ». C’est donc la nouvelle berline Alfetta tipo 116 qui va servir de plateforme pour le nouveau coupé qui va porter le patronyme de sa « donneuse » : Alfetta GT. Dans le cahier des charges le constructeur milanais a pensé dès la fin des années 60 au successeur à son coupé Giulia à succès, en prenant une orientation plus Grand Tourisme. Plus de place, un coffre accru pour les bagages, plus de confort, voilà qui donne un nouveau cap. Après différentes études, dont certaines se rapprochent du coupé Fiat Dino en matière de style, c’est l’incontournable Giorgetto Giugiaro (déjà auteur du coupé Bertone), qui agit désormais dans sa propre entreprise Ital Design, qui va remporter la décision finale avec un dessin très moderne, une ligne en coin et une élégance teintée de vitesse. Museau fin avec calandre Alfa au centre et les deux paires de doubles phares ronds, larges surfaces vitrées latérales conférant une belle lumière dans l’habitacle vaste pour quatre personnes. L’arrière à pan coupé et la partie la plus massive, mais Giugiaro a joué sur le dessin des optiques et sur les plis de carrosserie pour alléger l’ensemble. Deux ans après la berline Alfetta, l’Alfa-Romeo GT est présentée et commercialisée en 1974.
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