Citroën SM Injection

Citroën SM Injection
1973 – 6 cyl. en V
178 ch – 228 km/h
1 450 kg

Depuis deux ans la Citroën SM apporte sa « touch of class » dans le monde très fermé des Grand Tourisme de prestige. Une entrée remarquée par sa ligne à nulle autre pareille et une technique très évoluée reprise à la Citroën DS mais avec un cran au-dessus en matière de raffinement et de performances. La Citroën SM glisse dans un confort étonnant sa longue silhouette (4,89 mètres de long !) et son esthétique qui hésite entre le moderne (6 phares Cibie à iode sous verre, roues arrière semi-carénées, surfaces vitrées généreuses, hayon…) et le baroque avec ses chromes imposants, notamment sur la poupe jugée trop classique comparée au reste de ce dessin tracé avec maestria par Robert Opron et son équipe du style Citroën. Sous le capot, le trident de Modène vient matérialiser les accords passés en 1968 entre Citroën et Maserati. Seulement avec sa batterie de carbus double corps et son attitude rugueuse et bruyante, ce V6 d’exception déçoit quelque peu, surtout par rapport aux étonnantes qualités dynamiques de la Citroën SM. Alors pour le 17 juillet 1972, Citroën dote son V6 d’une Lire la suite

Saab 900 S Cabriolet

Saab 900 S Cabriolet
1992 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
145 ch – 190 km/h
1 340 kg

Depuis 1986, Saab a « découpé » sa version 900 2 portes avec beaucoup de réussite. D’ailleurs, dans les premières années de production, Saab annonçait alors douze mois de délais de livraison. En plus de la version Turbo 16S de 185 ch, Saab proposait en entrée de gamme une version atmosphérique « i16 » trop placide pour convaincre. Il faut dire que le poids par rapport au coupé dont le cabriolet dérive a pris près de 100 kilos de plus… La Saab 900 S Cabriolet adopte un turbo basse pression pour une conduite améliorée et s’offre désormais en ticket d’entrée du plein air de Trollhättan. Ou doit-on écrire de Valmet (Finlande) puisque c’est chez ce spécialiste que sont assemblées les Saab 900 Cabriolets. La Saab 900 S Cabriolet conserve intacte la ligne inchangée depuis 1987. La face avant est large et inclinée avec au centre la calandre maison, conférant ainsi un faciès reconnaissable entre tous. Le parebrise est légèrement plus incliné que sur le coupé mais paraît toujours très droit. Capote en place, l’intégration est parfaite et harmonieuse. Une fois repliée et (presque) totalement Lire la suite

Mercedes-Benz 300 CE-24 Cabriolet A124

Mercedes-Benz 300 CE-24 Cabriolet A124
1992 – 6 en ligne 24V
220 ch – 230 km/h
1 710 kg

Depuis 1987, Mercedes-Benz gratifie sa série W124 dérivé de la classique mais néanmoins moderne berline E un coupé CE dont le pavillon sublime la ligne originelle, sans encadrement de porte. Il aura fallu attendre 1992 pour qu’un dérivé cabriolet voie le jour. Mais le résultat valait la peine de quelques années de patience ! Pas d’arceau, pas d’artifices disgracieux ne viennent altérer la ligne pure et très classique de la Mercedes-Benz 300 CE-24 Cabriolet A124. Avec 4,7 mètres de long, ce cabriolet aux quatre vraies places produit à Stuttgart étire sa ligne à l’envie décapoté, mais conserve toute sa tenue une fois son couvre-chef remis en place. Un résultat à souligner, qui conjugue élégance mais aussi efficacité aérodynamique puisque le Cx de 0,33 reste très acceptable (0,31 pour le coupé). Pour le reste, la proue est désormais bien connue promenant sa calandre maison surplombée de son étoile. La poupe adopte les feux arrière striés antisalissure du coupé. Posée sur des Lire la suite

Chevrolet Corvette C4 LT-1

Chevrolet Corvette C4 LT-1
1992 – 8 cyl. en V 16V
300 ch – 250 km/h
1 462 kg

Depuis 1984, Chevrolet a revisité avec un beau succès et un certain talent sa saga Corvette. La Chevrolet Corvette C4 profite avant tout d’une plastique terriblement séduisante, tout en conservant intact son ADN : carrosserie « plastique », gros V8 coupleux et des trains de roulements sportifs. Mais si le succès est bien là, Chevrolet n’a de cesse de monter en puissance son égérie. D’ailleurs, la Corvette C4 ZR-1 a démontré le bien-fondé de cette stratégie. Mais elle reste réservée à une élite. Pour les acheteurs « classiques » de Corvette, Chevrolet revoit sa copie de très belle manière pour ce millésime 92. La ZR-1 ayant tracé la voie, la Chevrolet Corvette C4 LT-1 reprend à son compte la poupe arrondie et ses quatre phares « écarlates » qui regroupent toutes les fonctionnalités de signalisation. C’est la face avant qui s’arrondit et permet à la Corvette C4 de tracer sa route vers le futur. Pour le reste, les jantes alu de 17 pouces type turbine sont du plus bel effet et désormais identiques, en dessin, à celles de la ZR-1 millésime 92. D’ailleurs, c’est bien simple, hormis la largeur des roues arrière, et le troisième feu stop sur le toit pour la ZR-1 et encastré dans la poupe pour la LT-1, il est impossible de distinguer au premier coup d’œil les deux Corvette. Bien que lancée en 1984, la ligne générale de la Chevrolet Corvette C4 LT-1 reste toujours son point marquant et un atout indéniable Lire la suite

Citroën SM Automatique 3L0

Citroën Automatique 3L0
1972 – 6 cyl. en V
180 ch – 205 km/h
1 450 kg

Depuis octobre 71, Citroën a monté une boîte automatique Borg Warner dans sa SM. Avec ses trois rapports, cette boîte déjà vue sous le capot des DS, conserve les mêmes caractéristiques. Performances en baisse, consommation en hausse et un V6 de 2,7 litres qui semble manquer de souffle pour digérer ce type de transmission sans trop y perdre. Un an après, Citroën a revu sa copie en gonflant son V6 à 3 litres pour faire meilleure figure sur le marché américain. Un marché qui défigure totalement la belle Citroën SM puisque sa proue toute vitrée est interdite et doit laisser en lieu et place des 6 phares Cibie carrés, deux doubles optiques rondes « à l’air libre ». C’est sûr, la Citroën SM est ainsi balafrée… Et qui dit USA, dit également des catadioptres de signalisation spécifiques à la législation américaine. Pour le reste, la ligne tracée par le centre de style Citroën sous le trait final de Robert Opron est inchangé et c’est tant mieux ! La Citroën SM Automatique 3L0 Lire la suite

Alfa Romeo Alfetta GTV 6 2L5

Alfa Romeo Alfetta GTV 6 2L5
1981 – 6 cyl. en V 12V
160 ch – 214 km/h
1 210 kg

Alfa-Romeo n’a de cesse de faire monter en puissance son coupé Alfetta né GT puis devenu GTV. De 1,8 litres la cylindrée a évolué à 2 litres (un 1,6 litres économique a également existé), mais pour 1981, c’est le V6 magique de la statutaire Alfa 6 qui est glissé sous le capot de l’Alfetta GTV relookée pour l’occasion. Fini la finesse du trait de Giugiaro mariée aux luxe des pare-chocs chromés. On plonge dans les eighties et Alfa Romeo se sent obligé de moderniser la ligne avec des chromes qui se ternissent en noir mat, tandis que les pare-chocs en plastiques noirs sont plus épais et imposants. Histoire de faire la différence, l’Alfa-Romeo GTV 6 possède des jantes alu de 15 pouces tandis que le capot trahit la présence du V6 avec son bossage suggestif. La calandre noire à double optique semble toujours froncer du front avec sa découpe de capot. Capot plongeant, ligne fastback, le dessin Lire la suite

Jaguar XJR-S

Jaguar XJR-S
1991 – 12 cyl. en V 24V
333 ch – 255 km/h
1 800 kg

La Jaguar XJS (née XJ-S) semble intemporelle. Depuis 1975, aucune réelle modification esthétique n’est venu modifier le trait originel et cette ligne devenue une véritable signature de la firme de Coventry. Lancée en pleine crise pétrolière et au pire moment de l’existence de Jaguar, le coupé XJS peina à convaincre et surtout ne profita jamais de version plus puissante. C’est plutôt l’inverse qui se produisit pour faire diminuer des consommations copieuses à une époque où le cours du pétrole s’envolait. Mais en 1990, la donne est enfin propice à une version de pointe. C’est le TWR (Tom Walkinshaw Racing) qui va être mis à contribution, faisant déjà des beaux résultats en championnat du monde d’endurance. Cette version sportive dénommée XJR-S 5.3 litres est commercialisée en août 1989 et durera jusqu’au mois d’août 1990 histoire de préparer le terrain… Pour 1991, le V12 passe à 6 litres tandis. Et ses nouvelles prétentions sportives la Jaguar XJS-R 6L0 souhaite les afficher même à l’arrêt avec un kit agressif complet comprenant des boucliers avant et arrière, un aileron de malle AR, et des jantes alu 16 pouces à profil bas. Une approche qui dénature quelque peu la ligne d’origine qui joue plus dans le noble et élégant que dans le m’as –tu vu ! Beaucoup de chromes sont Lire la suite

Ferrari 308 GTS QV

Ferrari 308 GTS QV
1982 – 8 cyl. en V 32V
240 ch – 255 km/h
1 286 kg

Depuis 1975 Ferrari règne en maître sur le petit monde des berlinettes à moteur central arrière avec sa Ferrari 308 GTS/GTB. Mais au fil des années, l’injection a remplacé les carburateurs et la carrosserie a troqué le polyester pour de l’acier dès 1977 en Europe (1976 aux USA). Plus de poids sur la balance et une puissance qui chute de 255 ch à 214 ch en 1980 ! Une tendance qui touche alors beaucoup de ses rivales en raison de nouvelles normes antipollution imposant pour les grosses mécaniques une injection plus propice aux économies de carburant que les gloutons (mais charmants) carbus. Pour cette année 82, Ferrari corrige le tir en concentrant ses efforts sur ce qui a été toujours son poids fort : « il motore ». Sa nouvelle culasse à 32 soupapes (soit 4 par cylindre) lui a d’ailleurs donné sa nouvelle appellation : Ferrari 308 GTS Quattrovalve. Extérieurement, difficile de la distinguer de ses devancières. Seul l’amateur averti pourra identifier aisément cette nouvelle version (rétroviseurs extérieurs plus carrés avec logo Ferrari, calandre avec Cheval Cabré, feux antibrouillards intégrés, grilles de capot AR redessinées,…). En y regardant bien, la face avant semble singer de plus en plus sa grande sœur Ferrari BB 512i. Pininfarina auteur de cette carrosserie aussi sportive que sensuelle avec ses galbes d’ailes prononcés, a su dessiner une ligne qui résiste admirablement aux années qui Lire la suite

Maserati Indy 4200

Maserati Biturbo 2500 Coupé
1969 – 8 cyl. en V 16V
260 ch – 247 km/h
1 584 kg

Initialement dévoilée sous la forme d’un prototype sur le stand Vignale au salon de Turin, c’est finalement en mars 1969 à Genève que Maserati confirme la Maserati Indy. Tracée par Virginio Vairo et Delio Meinardi, la Maserati Indy doit son nom aux succès de la firme au Trident dans la mythique course américaine en 1939 et 1940. La Maserati Indy affiche une élégance folle par un classicisme de bon aloi. Sa silhouette, elle la doit plus à des mensurations peu communes pour une GT : 4,74 mètres de long pour 1,74 mètres de large et 1,15 mètres de haut ! Plate, large et effilée, la Maserati Indy soigne sa pénétration dans l’air avec son fin museau qui abrite des phares escamotables. Autre point remarquable, une lumière qui pénètre largement le vaste habitacle par des surfaces vitrées copieuses et leurs fins montants. La garde au sol très basse (attention à ne pas racler en-dessous) pose la Lire la suite

Porsche 944 2L5

Porsche 944 2L5
1981 – 4 cyl. en ligne 8V
163 ch – 219 km/h
1 205 kg

Malgré un incontestable succès commercial de sa Porsche 924, Porsche surfe sur le succès d’estime de la Porsche 924 Carrera GT auprès du public pour monter d’un cran son coupé sportif à moteur avant. La Porsche 944 reprend ainsi le look intégral (ou presque) de la Carrera GT avec son faciès plus agressif, ses ailes larges aux découpes suggestives et ses voies élargies. La Porsche 944 2L5 est ainsi plus virile que la 924. Mais le ramage n’est pas la seule nouveauté, puisqu’un inédit quatre cylindres en ligne de 2,5 litres est placé sous le capot avant. Bien campée sur ses jantes ATS de 15 pouces au voile peint en noir. Pour le reste on retrouve les gimmicks de la Porsche 924 avec ses phares avant escamotables permettant de maintenir le Cx à 0,35, ou encore sa bulle arrière en guise de hayon bien pratique. Plus agressive dans son look, la Porsche 944 2L5 reste pour autant Lire la suite