Jaguar XJ-S V12 Coupé

Jaguar XJ-S V12 Coupé

Jaguar XJ-S V12 Coupé
1975 – 12 cyl. en V 24V
285 ch – 240 km/h
1 700 kg

Ce 10 septembre 1975 fut un véritable coup de tonnerre à Coventry : la remplaçante de la mythique Type E est dévoilée. Le moins que l’on puisse dire est que l’accueil est mitigé. La Jaguar XJ-S arbore une ligne certes originale dont les premières esquisses sont l’œuvre de Malcom Sayer et terminée par Doug Thorpe suite au décès en 1970 de Sayer. Mais face aux lignes si harmonieuses des premières Type E, la Jaguar XJ-S marque le pas et avoue finalement changer de registre. Le ton est donné, et si le long capot maintient une certaine tradition, le gabarit général (plus long qu’une Peugeot 604 mais plus bas qu’une Ferrari 365 GT4) la confine dans le genre Grand Tourisme. La face avant accueille des optiques oblongues Cibie conçues spécifiquement pour la Jaguar XJ-S. Les porte-à-faux sont prononcés, et en bonne Grand Tourisme avant tout prévue pour être vendue aux USA, marché prioritaire pour Jaguar, des gros pare-chocs en plastique à absorbeurs de chocs sont de série, quitte à alourdir un peu l’allure générale. Avec des lignes tendues Lire la suite

Aston-Martin DBS V8

Aston-Martin DBS V8 (1969)

Aston-Martin DBS V8
1969 – V8 32V
320 ch – 270 km/h
1 825 kg

Aston-Martin rattrape enfin son retard ! Depuis la commercialisation de la DBS en 1967 avec son 6 en ligne de 4 litres, les critiques furent vives et le petit monde des fans d’Aston en émoi. Quoique nouvelle, l’Aston-Martin DBS en raison d’un gabarit supérieur et d’un poids conséquent offrait alors des performances inférieures à celles de sa devancière la DB6. Shocking ! Il faut avouer qu’initialement c’est le tout nouveau V8 qui devait prendre place sous le capot de la DBS, mais il n’était pas encore au point. Pour septembre 1969, Aston-Martin remet les pendules à l’heure avec sa toute nouvelle DBS V8. La ligne tracée par William Towns ne change pas ou dans le détail pour avant tout s’adapter aux performances nouvelles. On retrouve ainsi la ligne élancée mais musclée en raison d’une largeur hors tout conséquente ( m). La calandre qui enchâsse les 4 phares Lucas de 5,5 Lire la suite

Ford Escort RS Turbo Mk2

Ford Escort RS Turbo Mk2 (1986)

Ford Escort RS Turbo Mk2
1986 – 4 cyl. en ligne 8V Turbo
132 ch – 206 km/h
965 kg

En mars 1985, la Ford Escort s’est fâchée avec la version RS Turbo en série limitée à 5 000 exemplaires. Forte de 130 ch, voilà qui remettait les pendules à l’heure et propulsait la compacte sportive à l’ovale en haut de la hiérarchie. Si la copie n’est pas parfaite, le succès d’estime est bien là et pour le facelift de la gamme Escort commercialisée depuis 1980, Ford inscrit définitivement l’Escort RS Turbo au catalogue. L’Escort RS Turbo Phase 2 profite également du facelift général avec son nouveau capot avant qui mange une partie de la calandre traditionnelle. Pour améliorer l’apport d’air frais et l’évacuation de chaleur sous le capot, le bouclier avant d’une seule pièce est percé tandis que le capot reçoit des écopes d’air striées. Les feux avant sont plus arrondis, de forme en amande, s’inscrivant ainsi dans la Lire la suite

Porsche 911 Targa – Guide Achat

Porsche a présenté la 911 Targa au Salon international de l’automobile de Francfort en septembre 1965. La Targa n’est ni un cabriolet ni un coupé, ni un hard top ni une berline, mais quelque chose de complètement nouveau : le premier cabriolet de sécurité au monde avec un arceau de sécurité ou un arceau de sécurité fixe. La conduite en plein air peut maintenant être appréciée comme jamais auparavant dans des voitures à toit ouvrant de différentes manières grâce à un toit pliant amovible et à une lunette arrière en plastique rabattable : complètement fermée, complètement ouverte ou simplement avec la section centrale du toit retirée ou la lunette arrière rabattue. Le concept Targa a été le signal de départ d’une expérience de conduite Porsche totalement différente et sera présent non seulement dans toutes les futures générations de 911, mais aussi, par la suite, dans d’autres voitures, comme la 914 ou la Carrera GT. Lire la suite

Lancia Y10 GT i.e.

Lancia Y10 GT i.e.

Lancia Y10 GT i.e.
1989 – 4 cyl. en ligne 8V
78 ch – 170 km/h
885 kg

Depuis 1985, la Lancia Y10, aussi badgée Autobianchi sur certains marchés, étonne par sa silhouette ramassée et aérodynamique. Œuvre du Centro Style Fiat, les stylistes italiens ont du composer pour se baser sur la plateforme de la Fiat Panda. Si le résultat a surpris le public à sa présentation au salon de Genève, le charme a fini par opérer. Fin 89, Lancia époussète un peu sa gamme Y10, tout au moins au niveau cosmétique avec des clignotants blancs plus actuels tandis que le hayon est toujours teint en noir. La grosse nouveauté côté GTI est la suppression de rétive Turbo pour une toute nouvelle Lancia Y10 GT i.e. avec un 1 300 cm3 atmosphérique. Cette dernière reçoit pour l’occasion une présentation spécifique avec un liseré rouge qui ceinture l’intérieur de la Lire la suite

Mercedes-Benz 420 SEC W126

Mercedes-Benz 420 SEC W126

Mercedes-Benz 420 SEC W126
1985 – 8 cyl. en V 16V
218 ch – 218 km/h
1 600 kg

Depuis 1981, Mercedes-Benz a remis les pendules à l’heure dans le monde du coupé bourgeois et racé. Si la génération précédente (W107) ne manquait pas d’atout, son destin partagé avec le Mercedes-Benz SL lui imposait une plateforme raccourcie et un design certes original, mais moins élégant que les coupés S du passé. Les coupés SEC basés sur la berline S W126 reprennent donc la tradition d’un coupé 4 places confortable, mais à la ligne élancée et statutaire. Bruno Sacco responsable du design de Mercedes-Benz et son équipe ont donc repris comme base la plateforme de la berline Classe S mais avec un empattement raccourci de -2,3 cm. L’aveu de réaliser une carrosserie plus aérodynamique est concrétisé par un Cx de 0,34. Preuve qu’on peut réaliser une belle auto qui est également efficace en aérodynamique. Pour 1985, Mercedes-Benz revoit légèrement sa copie sur l’ensemble de la gamme S W126, berlines et coupés, Lire la suite

Aston-Martin Lagonda V8 Série 2

Aston-Martin Lagonda V8 (1976)

Aston-Martin Lagonda V8 Série 2
1976 – V8 32V
310 ch – 225 km/h
1 965 kg

Sous l’impulsion d’Alan Curtis, le directeur général d’Aston-Martin depuis le rachat de 1975, la marque Lagonda est ressortie des tiroirs. Cette noble étiquette automobile avait été rachetée par David Brown qui avait rapidement eu des difficultés à l’intégrer à Aston-Martin qui brillait alors au firmament des voitures de sport, ponctuée par une victoire aux 24 Heures du Mans 1959. Quelques tentatives pointèrent le bout du capot pour un retour en 1961 avec la Lagonda Rapide, puis sous l’ère des V8 avec un seul exemplaire de Lagonda DBS pour David Brown (1969), et 7 exemplaires de Lagonda V8 (1974-76), dans les deux derniers cas des coupés V8 rallongés et carrossés en 4 portes. Mais l’équipe dirigeante de Newport Pagnell décida de repartir d’une page blanche avec un projet très ambitieux, chargé de démontrer le savoir-faire technique et l’avance technologique de la firme. Williams Towns à la planche à dessin traça un profil aiguisé à couper le souffle et l’ensemble est d’une modernité époustouflante. On peut ne pas aimer le résultat, mais difficile de rester indifférent. Tout l’objectif est d’offrir une ligne Lire la suite

Renault 21 RX

Renault 21 RX (1986)

Renault 21 RX
1986 – 4 cyl. 8V
120 ch – 198 km/h
1 090 kg

Passer derrière une Renault 18 à bout de souffle après une carrière trop longue n’est pas difficile ? Oui et non, car la Régie Renault n’est pas en bonne posture et perd beaucoup d’argent en plus d’une image catastrophique sur la fiabilité et la qualité. La nouvelle Renault 21 doit donc être un succès tant commercial que financièrement. C’est donc lors du salon de Genève que la Renault 21 est dévoilée en mars 1986. Une plastique assez passe-partout mais aérodynamique signée Ital Design, tandis que l’habitacle reprend le principe de la grande casquette en guise de planche de bord. La parenté stylistique avec la berline R25 est assez nette. Et dans la gamme 21 commercialisée, on peut profiter d’emblée d’une version sportive, ou tout du moins à la présentation sportive : la Renault 21 RX. « Présentation » car elle est le clone sportif de la Renault 21 TXE plus cossue et bourgeoise. De la ligne générale à 6 glaces avec sa malle classique, la Renault 21 RX adopte une calandre plus ajourée (celle des diesel) peinte en noir, assortie avec la couleur des boucliers. Lire la suite

Ford Thunderbird Mk10 SC

Ford Thunderbird Mk10 SC (1988)

Ford Thunderbird Mk10 SC
1988 – 6 cyl. en V 16V Compresseur
210 ch – 235 km/h
1 766 kg

Sacrée saga la Thunderbird ! Depuis 1955, elle joue les reines du bal et se pose en icône automobile made in USA. Si sa première vocation fut de concurrencer la Chevrolet Corvette et de jouer le registre de la voiture de sport, dès la 2e génération, la Thunderbird va jouer dans le registre du cabriolet bourgeois et puissant. Dès le milieu des années 60, la Thunderbird va se muer en coupé 4 places et tourner définitivement le dos à toute notion sportive. D’ailleurs, ce rôle est dévolu à la Mustang à Dearborn. Chacune son rôle. Au fil des générations, la saga va sacrément s’empâter quelque peu et perdre l’élégance racée des premières générations. Pour son dixième opus, Ford revoie sa copie avec sérieux, et s’inspire de ce qui se pratique en Europe. La Ford Thunderbird Mk10 SC est dévoilée en décembre 1988. Basée sur une nouvelle plateforme plus compacte et toujours commune avec sa cousine la Mercury Cougar Lire la suite

Alfa Romeo SZ ES 30 Zagato

Alfa Romeo SZ ES 30 Zagato (1989)

Alfa Romeo SZ ES 30 Zagato
1989 – 6 cyl. en V 12V
210 ch – 245 km/h
1 260 kg

Suite au rachat par Fiat, Alfa-Romeo peut craindre une perte d’identité. Mais Vittorio Ghidella le nouveau patron de la firme au Biscione va rassurer immédiatement avec un nouveau projet exclusif de voiture de sport. Et comme aux belles heures d’Alfa-Romeo, c’est à Zagato et Autodelta que va être confiée l’élaboration de cette voiture de sport inédite. Chez Zagato, c’est alors Robert Opron qui est « maître crayons », déjà auteur de lignes à succès (Citroën SM, CX, Renault Fuego…) chez les constructeurs français. Mais, ici, la culture du « Z » doit être respectée, et le moins qu’on puisse dire que la mission est accomplie. L’Alfa-Romeo SZ présentée au salon de Genève 89 étonne, divise et surprend. Ligne ramassée, ceinture de caisse très haute, porte-à-faux inexistant et mâchoire carrée, la SZ peut pourtant se targuer d’un beau Cx de 0,30. Certes assez éloigné du record de l’Opel Calibra et son 0,26, mais malgré tout un sacré résultat. L’empattement est repris à la berline 75 Lire la suite