Ford Escort RS Cosworth

Ford Escort RS Cosworth (1992)

Ford Escort RS Cosworth
1992 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
220 ch – 226 km/h
1 275 kg

C’est une véritable lutte frénétique entre constructeurs dans le Championnat du Monde des Rallyes ! Lancia fait la course en tête depuis la fin des années 80 avec Toyota qui semble le seul apte de disputer la couronne avec sa Celica et Carlos Sainz au volant. Après une saga confiée à la Sierra RS Cosworth (d’abord en 2 roues motrices coupé 2 portes, puis berline 4 portes, c’est en 4 roues motrices qu’elle termine sa carrière), Ford donne son va-tout à la dernière Escort plus compacte et plus propice sur le papier à être agile dans les spéciales de rallye. Si la Ford Escort de série est du style passe-partout pour ne choquer personne à défaut de séduire, la version Cosworth se pose en total contre-pied ! Plus longue de 1,7 cm mais surtout élargie de +5 cm, la Ford Escort RS Cosworth se dote de la panoplie complète de la bête de rallyes : bouclier et bavette avant proéminent, ailes largement enflées dans le plus pur style BMW M3 E30 ou Lancia Delta HF Integrale, assiette abaissée posée sur des belles jantes de 16 pouces à 5 branches, double aileron arrière. A noter des entrées d’air éparses pour favoriser Lire la suite

Alfa Romeo 75 2L0 Twin Spark

Alfa Romeo 75 2.0 Twin Spark (TS)

Alfa Romeo 75 2L0 Twin Spark
1987 – 4 cyl. en ligne 8V
148 ch – 203 km/h
1 210 kg

L’Alfetta n’en finit pas de mourir ?… On peut le penser tant la filiation (plutôt dérivés) se perpétue. Après l’Alfetta, la Giulietta, allez comptons même l’Alfa 90 et l’Alfa 6 basées sur la même plateforme, l’Alfa-Romeo 75 reprend à son compte ce lourd héritage. Puis, en 1986, Alfa-Romeo décide enfin de redonner du tonus à une berline qui méritait le détour avec la 75 1.8 Turbo. Et l’année suivante, c’est un deux litres inédit dans son allumage qui prend place sous le capot. Et comme cela ne suffit pas, Alfa Romeo revoie sa copie en actualisant la ligne de sa berline de sport. L’Alfa 75 Twin Spark conserve ce profil étonnant avec sa malle arrière rehaussée. Les boucliers sont beaucoup plus gros et enveloppants donnant un aspect plus cossu et moderne, et comme toute sportive issue de Lire la suite

Opel Astra F GSI 16V

Opel Astra F GSI 16V (1992)

Opel Astra F GSI 16V
1992 – 4 cyl. en ligne 16V
150 ch – 218 km/h
1 100 kg

Opel a eu beau faire évoluer sa Kadett GSI (1,8 litres 115 ch, puis 2 litres 120 ch, puis 16 soupapes 150 ch), son image est souvent en deçà de ses rivales plus renommées (Golf GTI, 205 GTI, Supercinq GT Turbo). Pourtant des qualités, à commencer mécaniques, la saga Kadett n’en a pas manqué. Pour 1992, Opel profite de sa nouvelle gamme désormais baptisée Astra y compris en Europe continentale (elle s’appelait déjà Astra en Angleterre sous la marque Vauxhall) pour enfoncer le clou. Avec sa ligne compacte mais fluide, Opel a une nouvelle fois soigné la pénétration dans l’air (Cx de 0,30). Disponible en carrosserie 3 portes, l’Opel Astra F GSI 16V vient coiffer avec autorité la gamme Astra en reprenant à son compte le 2 litres 16 soupapes de 150 ch déjà étrenné avec succès sous le capot de la Kadett GSI 16V. Sportive certes, l’Astra se pare d’atours sportifs, mais sans pour autant jouer dans le clinquant. On appréciera ainsi ses boucliers enveloppants, mais pas Lire la suite

Ford Fiesta XR2i 16V

Ford Fiesta XR2i 16V (1992)

Ford Fiesta XR2i 16V
1992 – 4 cyl. en ligne 16V
130 ch – 204 km/h
960 kg

Ford s’est lancé à son tour dans la course à la puissance avec sa Fiesta pour jouer dans le peloton de tête des GTI. Dominé depuis la fin des années 80 par la Peugeot 205 GTI, la Supercinq GT Turbo et la VW Golf GTI, il faut avoir 130 ch pour jouer des coudes. Après une Fiesta XR2i peu charismatique, Ford avait trouvé l’astuce en mettant un coup de turbo sous le capot avec la Fiesta RS Turbo. Las, le comportement routier et son train avant raté gâchèrent non seulement le potentiel du bouillant moteur, mais surtout les espoirs de venir jouer la course en tête chez les GTI. Ford a retenu la leçon et revu intégralement sa copie pour 1992. Avec sa nouvelle Ford Fiesta XR2i 16V, le constructeur à l’ovale bleu repasse à l’atmosphérique. Mieux pour la motricité et encaisser le couple du nouveau moteur. Extérieurement, seules les nouvelles jantes alu polies de (seulement !) 14 pouces mettent la puce à l’oreille. Pas besoin de faire plus, car Lire la suite

Renault Clio 16S

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Renault Clio 16S
1991 – 4 cyl. en ligne 16V
140 ch – 212 km/h
975 kg

Depuis mai 1990, la Renault Clio apporte une sacrée dose de modernité et fait rapidement oublier la Renault Supercinq. Elle inaugure des dimensions à la hausse qui fera date chez les petites citadines avec +5 cm en longueur et +6 cm en largeur. D’ailleurs, elle est élue en novembre voiture de l’année. Pour 1991, la Renault Supercinq GT Turbo a une descendance. Mais cette fois-ci, Renault fait un virage à 360° et délaisse le turbocompresseur pour une mécanique aspirée naturellement à 16 soupapes. Côté look, impossible de passer à côté de la Renault Clio 16S et de la confondre avec une de ses sœurs plus populaires. Les ailes avant et arrière sont gonflées et spécifiques, tout comme le matériau dans lequel elles sont fabriquées (Noryl GTX) qui permet dans les petits chocs urbains de reprendre sa forme initiale. Les boucliers sont peints ton caisse et celui de la proue reçoit des antibrouillards et une large aération pour refroidir la mécanique. Et fin du fin, l’amateur appréciera le bossage de capot (pour laisser de la place au collecteur d’admission) et sa prise d’air. Dans les détails surprenants, les jantes de série sont en tôle et de 14 pouces seulement (c’est « cheap ») et le Lire la suite

Lancia Delta HF Integrale Evoluzione

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Lancia Delta HF Integrale Evoluzione
1991 – 4 cyl. Turbo 16V
210 ch – 208 km/h
1 300 kg

Depuis 1986, Lancia a doté sa Delta de la transmission intégrale et d’un turbocompresseur. Depuis les modèles toujours plus évolués se succèdent au catalogue italien pour permettre l’homologation en Rallye et lutter à armes égales face à Toyota. Pour 1991, Lancia nous propose une énième évolution de sa Delta HF Integrale. Du dessin initial fin et élégant tracé par un Giorgietto Giugiaro inspiré à la fin des années 70, il semble ne rester pas grand-chose, si ce n’est le profil. C’est bien simple, on a l’impression que la frêle Delta d’origine est passée à la salle de musculation. Ailes bodybuildées encore plus larges que la version 16V, boucliers proéminents, gros becquet d’aileron (réglable !)… Bien campée sur ses jantes de désormais 16 pouces, la Lancia Delta HF Integrale du cru 92 est sacrément virile et annonce fièrement ses prétentions sportives pures et dures. Et partout, les aérations sont agrandies pour optimiser le refroidissement des organes mécaniques. Cela explique ainsi les doubles optiques de phares spécifiques plus petites pour laisser passer aussi l’air frais. Rien n’a été laissé au hasard pour Lire la suite

Fiat Barchetta

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Fiat Barchetta
1995 – 4 cyl. 16V
130 ch – 206 km/h
1 060 kg

Après une longue période de vaches maigres pour les amateurs de Fiat sportives et de caractère, la Fiat Coupé avait sonné la charge. C’est désormais les amateurs de roadsters qui peuvent se réjouir pour cette année 1995 avec la Fiat Barchetta. Si elle reprend bon nombre de composants de la Punto dont elle dérive, elle propose en revanche un style très personnel et réussi œuvre du Centro Style Fiat avec Alessandro Cavazza et Andreas Zapatinas aux crayons, Chris Bangle ne remportant les suffrages que pour le Coupé. Force est de reconnaître que la bouille de la Fiat Barchetta est craquante et fait de l’œil aux passants, nous replongeant avec délice dans la flânerie automobile découverte des années 60 où la Dolce Vita battait son plein. Fine nervure qui souligne les flancs et les allège visuellement, poignées de portes chromées escamotables (mais peu pratiques à l’usage ; on ne peut pas tout avoir…), optiques arrière posés élégamment sur le dessus de la poupe ronde à souhait, la Fiat Barchetta soigne ses rondeurs pour séduire. La proue est peut-être la partie la plus banale avec Lire la suite

Alpine A110 Tour de France

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Alpine A110 Tour de France
1964 – 4 cyl. en ligne 8V
95 ch SAE – 196 km/h
590 kg

Jean Rédélé n’en finit pas d’améliorer par touches son modèle déjà phare : la Berlinette Alpine A110. Et comme son histoire a démarré par la course automobile, c’est fort logiquement que des versions destinées pour la compétition sont également développées comme l’Alpine Berlinette « Tour de France ». Pour 1963, et suite aux accords de collaboration avec la Régie Renault, la Berlinette « Tour de France » a évolué sensiblement sur sa proue devenue concave qui intègre désormais les bocs optiques de Renault 8. Le dessin de profil est plus allongé et finalement encore plus harmonieux que le dessin originel des A108. Basse et menue, souvent retenue en « Bleu Alpine », la Berlinette Tour de France attire immédiatement la sympathie des passants. Au-delà des optiques arrière chipées à la Renault 8, l’Alpine Berlinette Tour de France va prendre bon nombre d’éléments à la Renault 8 Gordini, à commencer par sa mécanique et Lire la suite

Matra Murena 1L6

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Matra Murena 1L6
1980 – 4 cyl. en ligne 8V
92 ch – 182 km/h
1 000 kg

La Matra Bagherra a su rencontrer son public en surfant tant sur la mode des voitures coupés à caractère sportif, ainsi que sur les succès de Matra aux 24 Heures du Mans. Mais entre-temps, Matra s’est retiré de la compétition et planche sur des voitures de loisir, tandis que le groupe Simca-Chrysler Europe est racheté par PSA qui trouve Matra comme partenaire dans la corbeille de la mariée. Philippe Guesdon, alors PDG de Matra Automobile, convainc les dirigeants de PSA de donner une suite à la Bagherra. La Matra Murena doit corriger les défauts de sa devancière pour se faire une place au soleil parmi les coupés sportifs européens. C’est Antoine Volanis qui est l’auteur des lignes très réussies de la Matra Murena 1L6. On retrouve les phares escamotables Lire la suite

Westfield FW 300 Sport 300

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Westfield FW 300 Sport 300
2016 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
234 ch – ND km/h
650 kg

Westfield apporte depuis 1982 sa vision de la Lotus Seven, Caterham s’étant arrogé le droit de reproduire et perpétuer la mythique égérie de Colin Chapman. Et si le fondateur de Westfield, Chris Smith, a revendu depuis longtemps déjà (2006) sa firme à la famille Turner, les propriétaires actuels perpétuent l’aventure de cet artisan anglais avec un réel talent, tout en rencontrant un certain succès. Avec l’apport de la mécanique de l’Opel Corsa OPC, la Westfield FW 300 a posé ses premières roues dans l’homologation européenne s’ouvrant ainsi un marché plus grand, hexagone compris. Convaincante, séduisante et très performante par son concept, la Westfield a cependant douloureusement digéré le changement de côté de sa direction, un des points noirs de l’auto. Pas grave, Lire la suite