Maserati Ghibli II 2L0

Maserati Ghibli II 2L0 (1992)

Maserati Ghibli II 2L0
1992 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
306 ch – 265 km/h
1 365 kg

Après la tonitruante mais élitiste Shamal, Maserati poursuit le développement de sa gamme Biturbo en dévoilant au salon de Turin 1992 sa nouvelle Maserati Ghibli II. Reprenant l’illustre patronyme de la GT des années 60-70, c’est néanmoins sur la base des carrosseries des Biturbo qu’est basée la nouvelle Ghibli. C’est comme de coutume dans la firme au Trident que tout est pioché dans la gamme Biturbo, ainsi que les artifices de style. Si la nouvelle Maserati Ghibli II s’inspire très nettement de la Maserati Shamal, sa base est totalement différente. Elle est en effet basée non pas sur la plateforme raccourcie des Karif/Spyder/Shamal, mais sur celle des Biturbo coupés dont l’empattement est plus long au bénéfice de l’habitabilité. Tous les tics stylistiques sont repris à la Shamal dont Marcello Gandini est le maître d’œuvre. Deux objectifs dans ce relooking spécial : agressivité et aérodynamisme. Pour la première partie, le postulat de départ est parfaitement rempli, en témoigne les ailes élargies et musclées, la calandre frappée d’un gros trident ou encore les optiques de phares lenticulaires de la Shamal logés derrière une vitre. Côté aéro, la Maserati Ghibli II fait des progrès remarquables. Les gros boucliers sont Lire la suite

Peugeot 309 GTI16

Peugeot 309 GTI16 (1990)

Peugeot 309 GTI16
1989 – 4 cyl. en ligne 16V
160 ch – 220 km/h
875 kg

Mal aimée la Peugeot 309 ? Force est de constater que cette intégration forcée dans une gamme Peugeot, elle qui devait être commercialisée sous le badge Talbot avec le patronyme Arizona, la Peugeot 309 peine à trouver sa place dans une gamme Peugeot dont le design est bien plus attrayant pour ne pas dire sexy depuis la Peugeot 205, la 405 et la 605. Néanmoins, la firme au lion fait le maximum depuis 1985 pour lui assurer un beau succès sur un segment des plus disputés face aux Kadett, Golf, R11 et Escort. Dès 1987 une variante GTI, identique au gabarit près à la Peugeot 205 GTI 130 ch, est venue mettre du piment dans la gamme 309. Bien mais peut mieux faire. En octobre 1989, Peugeot opère un facelift léger côté extérieur, mais surtout un sacré coup de mieux dans un habitacle qui était alors très critiqué. Et comme cela ne suffit pas, une version de pointe est lancée sous la forme de la Peugeot 309 GTI16. Pour faire court, prenez une Peugeot 309 GTI et greffez-lui le groupe motopropulseur de la Peugeot 405 MI16 et ses 160 ch. Comme le reste de la gamme 309, la GTI16 profite d’emblée d’un visage Lire la suite

Maserati Shamal

Maserati Shamal V8 Biturbo (1990)

Maserati Shamal V8 Biturbo
1990 – 8 cyl. en V 32V Biturbo
326 ch – 270 km/h
1 385 kg

Maserati sous l’égide d’Alejandro de Tomaso connait des hauts et des bas depuis sa reprise. Toute la stratégie initiale a été misée sur la Maserati Biturbo dont la vocation initiale était de concurrencer notamment BMW. Mais le sémillant argentin a de la suite dans les idées et affiche des ambitions d’expansion. Ainsi, coup sur coup, Maserati se lance dans l’étude d’une berlinette à moteur central arrière baptisée Chubasco qui devait concurrencer les Lamborghini et Ferrari, et d’une Grand Tourisme exclusive à très haute performance : la Maserati Shamal. La prise de participation de Fiat dans le capital de la firme de Modène va mettre fin à l’aventure Chubasco, mais pas de la Shamal déjà très avancée en développement. Et après tout, Ferrari ne possède pas dans sa gamme de GT à moteur avant équivalente. Comme pour les améliorations esthétiques apportées sur le dessin originel d’Andreani depuis la Maserati 222, c’est Marcello Gandini qui est missionné pour dessiner la Maserati Shamal. Enfin, « dessiner »… il faut le dire vite, car la tâche du designer italien est des plus ardues puisqu’il doit composer avec des emboutis existants afin de réduire les coûts. La base est la Maserati Spyder (ou Merak) avec son empattement court. Passage à la salle de musculation pour élargir les épaules et la croupe (+10 cm), donnant ainsi une emprise au sol plus apte à digérer la fougue du V8 biturbo. Gandini sort le grand jeu pour démarquer le plus possible la Shamal des autres Biturbo. Citons ainsi dans le désordre une calandre plus large et des optiques lenticulaires, des boucliers enveloppants, une malle arrière surélevée qui sert également d’appui, et des bas de caisse. Les phares arrière sont fumés et reliés par une bande de la même teinte. Marcello Gandini soigne également les détails comme le déflecteur de capot qui masque les essuie-glaces, tandis qu’un faux arceau noir tranche avec la couleur de la carrosserie (si elle n’est pas noire) sur lequel est inscrit « Shamal ». Enfin, petite touche d’originalité chère à Gandini, l’arche de roue arrière n’est pas rond mais biseauté sur sa partie haute, Lire la suite

Volkswagen Polo G40 Coupé Type 3

Volkswagen Polo G40 Coupé Type 3 (1991)

Volkswagen Polo G40 Coupé Type 3
1991 – 4 cyl. en ligne 8V Compresseur
115 ch – 197 km/h
830 kg

Depuis 1985, la fourmi s’est fâchée ! Volkswagen avait alors doté d’un compresseur G40 sa petite Polo GT Coupé type 2. D’abord commercialisée sous la forme de séries limitées la Polo G40 va intégrer la gamme Volkswagen en France. Le constructeur de Wolfsburg opère un restyling de la Polo en octobre 1990. En septembre 1991, les amateurs de petites GTI frappées du logo « VW » sont de nouveau comblés avec la commercialisation de la Volkswagen Polo G40 Coupé Type 3. La face avant se fond désormais avec harmonie dans la gamme Volkswagen contemporaine (Corrado, Golf 3 GTI, Passat…) adoptant des optiques large avec clignotants sur les côtés. Ces derniers sont d’ailleurs blancs alors que la gamme Polo plus classique en possède des oranges. Les blocs optiques arrière sont plus proéminents afin d’être plus actuel. Les aboutis de la caisse demeurent néanmoins semblables à la type 2, et la Polo G40 Type 3 est avant tout un sérieux facelift de la Polo. En bonne GTI qui se respecte, les artifices de style sportifs sont repris et apposés : jantes alu BBS RA de 13 pouces, entourage d’ailes en plastique noir, boucliers épais, Lire la suite

TVR Griffith 430 Mk2

TVR Griffith 430 Mk2
1991 – 8 cyl. en V 16V
280 ch – 250 km/h
1 050 kg

Pas de doute, dès la première apparition de la TVR Griffith au salon de Birmingham un an plus tôt, le public a été immédiatement conquis. A tel point que 300 bons de commandes ont été signés pendant le salon. Il faut avouer que la TVR Griffith Mk2 (la première génération a été produite dans les années 60 sur la base de la TVR Grantura) dispose d’un physique des plus attrayants. Une ligne pure et musclée qui semble illustrer à merveille son caractère marqué et sa conduite pure et sans filtres. C’est Peter Wheeler, le propriétaire de TVR depuis 1981, qui s’est chargé de donner forme à son nouveau roadster. Empattement très court, une ligne ramassée et dotée d’épaules larges (près de 2 mètres de largeur), la TVR Griffith pointe en avant un museau très effilé avec ses phares sous globes profilés et son capot aux échancrures d’’extracteur d’air aussi évocateurs qu’utiles. Les emprunts à la grande série sont évidents (feux arrières d’Opel Vectra Lire la suite

TVR Griffith 400 Mk2

TVR Griffith 400 Mk2
1991 – 8 cyl. en V 16V
240 ch – 240 km/h
1 050 kg

Depuis le salon de Birmingham 1990, le public est sous le choc de la séduction. Peter Wheeler qui a racheté TVR en 1981 a réussi son pari et marqué les esprits. Sa TVR Griffith, deuxième du nom dans la généalogie des sportives produites à Blackpool, captive les pupilles qui se dilatent sur son passage. Le plus étonnant, c’est qu’aucun dessin n’a été réalisé, Peter Wheeler et son équipe ont travaillé directement sur des maquettes en grandeur nature. Un sacré instinct ! Avec son empattement court (2,28 mètres) et son empreinte au sol peu commune (3,96 mètres de long et 1,94 mètres de large) la TVR Griffith se dote d’une carrosserie aux lignes fluide, racée et aux stigmates à l’agressivité contenue. Si l’inspiration néo rétro n’est pas un vain mot, la TVR Griffith ne tombe pas pour autant dans les fautes de goût grossières. Bien au contraire, elle regorge de moult détails aussi étonnants que séduisants. Citons ainsi les poignées de portes escamotées dans la découpe des portes, les optiques rondes sous globe, les grosses jantes alu de 15 et 16 pouces ou Lire la suite

Lotus Omega

Lotus Omega

Lotus Omega
1990 – 6 cyl. en ligne 24V Biturbo
376 ch – 284 km/h
1 615 kg

Force est de constater que depuis 1986 l’Opel Omega n’enflamme pas les foules malgré d’indéniables qualités et des six cylindres en ligne multisoupapes modernes. Mais General Motors dispose d’une botte secrète située à Hethel, puisque Lotus lui appartient. Et Lotus sait comment améliorer des autos plutôt placides départ à l’instar des Ford Cortina et Talbot Sunbeam qui seront de véritables sportives une fois parées du badge Lotus, signe d’un travail de fond du constructeur anglais. L’Opel Omega (Vauxhall Carlton sur le marché anglais) est donc envoyée en cure de préparation chez Lotus. Et le moins qu’on puisse dire est que le résultat du travail opéré se remarque au premier coup d’œil ! Alors que chez Alpina on joue la discrétion, la Lotus Omega singe l’excentricité de Brabus avec ses boucliers proéminents, ses extensions d’ailes rapportées, ses bases de caisse et son gros aileron intégré sur la malle arrière. Aucun doute, la Lotus Omega veut sortir de l’ombre, même si côté couleur vous aurez le choix entre le vert Lire la suite

Maserati 2.24v Facelift Biturbo

Maserati 2.24v facelift Biturbo (1991)

Maserati 2.24v Biturbo
1991 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
245 ch – 230 km/h
1 323 kg

La très exclusive Maserati Racing a ouvert la voie en s’inspirant des codes stylistiques de la Maserati Shamal. Marcello Gandini est toujours à la table à dessin avec un budget des plus serrés. Pas étonnant donc de constater une réelle similitude d’une Maserati « Biturbo » à l’autre qui passe entre ses griffes. Si la silhouette reste fidèle à l’originelle signée Pierangelo Andreani, la Maserati 2.24v Facelift Biturbo change de faciès avec un résultat pour le moins discutable. La calandre est élargie et semble avoir été apposée après coup, tandis que les optiques lenticulaires reprises à la Shamal donne un drôle de regard à cette Maserati au sang chaud. Boucliers toujours imposants mais retouchés pour l’occasion, prises d’air NACA inversées sur le capot moteur, aileron de malle arrière et de nouvelles jantes alu OZ multibranches de 16 pouces qui habillent mieux l’ensemble. A noter dans les détails le déflecteur qui vient se placer au sommet du capot et qui masque les balais d’essuie-glace. Finalement, une fois digéré ce regard digne d’une Lire la suite

Donkervoort S8AT

Donkervoort S8AT
1986 – 4 cyl. en ligne 8V Turbo
170 ch – 220 km/h
685 kg

Avec l’arrivée du catalyseur, Joop Donkervoort doit trouver une solution pour que son interprétation de la Lotus Seven ne soit pas pénalisée en performance. C’est donc fort logiquement que la Donkervoort SA8 lancée en 1985 est épaulée dès l’année suivante par une variante équipée d’un turbocompresseur. La Donkervoort S8AT est identique à l’extérieur à la S8A. Seules exceptions notables, l’inscription stylisée sur l’échappement latérale avec « S8AT » et les grilles supplémentaires sur le capot qui permettent de savoir que l’on est en présence d’un sacré pétard hollandais. Toujours très basse (1,10 mètres), compacte et ramassée (3,40 mètres de long et 1,73 mètres de large), la Donkervoort S8AT assure le spectacle dans la rue et captive les regards des passants. Ailes rapportées à l’ancienne, physionomie de barquette de course pour deux, la Donkervoort S8AT quoique fidèle au concept initial de la Lotus Seven puis des Caterham, a su imprimer sa marque avec un museau inédit depuis la Lire la suite

Donkervoort S8A

Donkervoort S8A
1985 – 4 cyl. en ligne 8V
117 ch – 185 km/h
675 kg

Depuis 1978, Joop Donkervoort s’est mis en tête de propose son interprétation de la Lotus Seven. Cet amateur éclairé et exigeant était devenu dans l’incapacité d’homologuer alors les Caterham en Hollande avec les nouvelles normes (trop petites). Il a donc repris le concept à zéro, même si la Donkervoort S7 des débuts restait encore fidèle au concept initial. Puis dès 1983, la S8 a pris son envol avec des particularités techniques spécifiques. Fort de ses premiers succès, Joop Donkervoort poursuit son travail d’amélioration avec pour cette année 1985 une version S8A. Si l’esthétique évolue que sur des points de détails (nez et ailes à la forme plus élégante et profilée, capot plat sans bossage), ce sont les dessous qui méritent amplement le détour et confère à la Donkervoort S8A des qualités sportives de très haut niveau. Plus longue, plus large, et avec son style plus moderne, la Donkervoort conserve néanmoins l’esprit « Lotus Seven » avec son concept de barquette deux places avec ses phares lui donnant des airs de grenouille. Passages de roue qui semblent hérités des Lire la suite