Maserati 3200 GT

Maserati 3200 GT

Maserati 3200 GT
1998 – 8 cyl. en V 32V
370 ch – 280 km/h
1 590 kg

Sous le patronage de Ferrari et Luca di Montezemolo, Maserati met définitivement un terme à l’héritage de l’ère de Tomaso. Exit la saga des Maserati Biturbo, aussi charmeuses que particulières et à l’efficacité en amélioration uniquement en fin de carrière. C’est Giorgetto Giugiaro qui préside au dessin de la nouvelle GT ornée du Trident commercialisée fin 1998. Et quel coup de crayon ! Une véritable réussite offrant à la Maserati 3200 GT une ligne très équilibrée et très marquante. Museau affiné avec des petites optiques rondes sous globe, large calandre avec le Trident en son centre et léger bossage sur le long capot avant. Véritable signature du styliste, les optiques arrière en forme de boomerang confère à la poupe une originalité bienvenue qui marque d’emblée l’empreinte de la Maserati 3200 GT dans la production automobile. Ou l’art de concevoir une GT aussi pratique à l’usage et habitable (4,5 mètres de long) avec des tics stylistiques suffisamment exclusifs Lire la suite

Alpine V6 Turbo Mille Miles

Alpine V6 Turbo Mille Miles

Alpine V6 Turbo Mille Miles
1989 – 6 cyl. en V 12V
200 ch – 252 km/h
1 210 kg

Après le lancement « tiède» de l’Alpine V6 GT, la saga GTA poursuit sa saga en 1985 avec la version de pointe : l’Alpine V6 Turbo. Si la ligne extérieure reste identique, les jantes sont nouvelles. Mais les trains roulants sont améliorés, et surtout le V6 2,5 litres PRV reçoit un turbocompresseur qui apporte 200 ch. Malgré cela, les ventes végètent en raison d’un habitacle à la qualité peu flatteuse (un euphémisme !) et d’une stratégie confuse de Renault qui va diluer l’image de l’Alpine V6 Turbo. Pour 1989, Renault change son fusil d’épaule et veut croire à une relance de la firme au A fléché qui fête ses 35 ans. Premier acte de ce retour, une série spéciale limitée à 100 exemplaire baptisée « Mille Miles ». Pour différencier cette série, l’Alpine V6 Turbo Mille Miles adopte une teinte rouge écarlate nacré vernis 776 tandis que les jantes alu des V6 Turbo sont polies et vernies. Dans le prolongement du phare avant gauche, un stripping vient mourir jusque sur le Lire la suite

Venturi Atlantique 300

Venturi Atlantique 300

 Venturi Atlantique 300
1995 – 6 cyl. en V 12V turbo
281 ch – 280 km/h
1 250 kg

Venturi connaît des hauts et des bas, mais en revanche toujours une constante : des pertes financières chaque année et des changements de propriétaires successifs. Un rythme par à-coup parsemé de génie à la française pour des autos aussi désirables que performantes. Une vie mouvementée usante qui va séparer les deux fondateurs puisque Claude Poiraud (Technique) va quitter l’aventure tandis que Gérard Godefroy (designer) continuera à tracer les lignes des Venturi. En seulement 14 mois, Venturi sous l’impulsion de son nouveau PDG Hubert O’Neill présente en juin 1995 sa nouvelle Venturi Atlantique 300. Certes basée sur de l’existant, c’est une réelle nouveauté à part entière. Gérard Godefroy a donc imaginé un nouveau dessin pour succéder à celui qui, même avec quelques menues évolutions, datait de 1984. Plus large, plus longue, la Venturi Atlantique 300 reste toujours très basse et élégante. Les phares avant son escamotables tandis que les optiques arrière sont désormais chipés à la Ford Sierra. Les angles sont adoucis et il se dégage, même à l’arrêt, une impression de force contenue toute faite d’élégance. Une pure merveille et encore un sacré Lire la suite

BMW 325iX E30

BMW 325iX E30 (1986)

BMW 325iX E30
1986 – 6 cyl. en ligne 12V
171 ch – 205 km/h
1 270 kg

Avec ses modifications du millésime 86, BMW redonne un coup de jeune à sa Série 3 E30, et en profite au passage pour élargir la gamme avec un cabriolet et une version intégrale à quatre roues motrices. Dotée du nouveau 6 en ligne de 2,5 litres développant 171 ch, la BMW 325iX E30 c’est dans sa transmission intégrale qu’elle se distingue du reste de la gamme. Pour la reconnaître extérieurement, c’est assez simple, puisqu’elle est dotée de de passages de roues élargies avec extensions d’ailes, de bas de caisse et d’un bouclier arrière spécifiques, pas du meilleur goût cependant. A croire que BMW s’est fourni chez un accessoiriste bon marché. Le reste est identique et on retrouve toujours avec autant de plaisir la ligne classique et son regard à double optiques rondes séparées par le haricot, ainsi qu’un gabarit compact et équilibré qui fait Lire la suite

Mazda 323 4WD Turbo

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Mazda 323 4WD Turbo
1986 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
150 ch – 202 km/h
1 140 kg

Mazda n’entend pas passer à côté d’un engagement en championnat du monde des rallyes pour lutter face aux ténors du moment : Lancia, Ford et Toyota, pour ne citer qu’eux. Ainsi, c’est la compacte Mazda 323 qui sert de base à l’homologation. Et pour tenter de faire la course en tête il est donc peut étonnant que la Mazda 323 4WD Turbo soit dotée d’un turbocompresseur et d’une transmission intégrale. Une technique finalement peu usitée dans son segment de marché en matière de gabarit puisque ses rivales directes se nomment Peugeot 205 GTI ou encore Renault Supercinq GT Turbo. Fidèle à ses habitudes, Mazda a conçu une carrosserie assez classique mais aux larges surfaces vitrées, en classique 3 portes que nos amis britons appellent plus communément « Hatchback ». Histoire de savoir à qui l’on a affaire, Mazda a sorti la panoplie de la fan de rallyes avec des extensions d’ailes, des bas de caisse, boucliers enveloppants, becquet et un bossage sur le capot suggestif. Et en prime, les jantes alu sont en 14 pouces et un stripping « FULL TIME 4WD » rappelle que la 323 4WD Turbo est équipée de la Lire la suite

BMW 325i E30

BMW 325i E30

BMW 325i E30
1985 – 6 cyl. en ligne 12V
171 ch – 215 km/h
1 190 kg

La BMW Série 3 génération E30 a renouvelé avec beaucoup d’élégance et des proportions qui semblent idéales et compactes la saga désormais inauguré par la Série 02. Mais dès son lancement en 1983, la version de pointe reprenait le moteur 2,3 litres de la BMW 323i E21. Pour 1985, BMW apporte quelques modifications bienvenue à commencer par une évolution moteur qui porte la cylindrée à 2,5 litres. On note quelques évolutions subtiles sur la 325i (E30) avec un spoiler avant plus prononcé et plus droit, un petit becquet de malle arrière aussi subtil que bien vu et des jantes alu de 14 pouces. Le profil affiche une pureté sans égale, bien qu’en variante 4 portes la BMW 325i E30 soit un peu moins séduisante. Les optiques arrière demeurent inchangées, tandis que la proue reste 100% typée BMW avec les doubles optiques rondes dans la calandre noire, séparées par le double haricot. Quelques touches de chromes subsistent comme sur les entourages de vitres ou sur les Lire la suite

Porsche 944 S2

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Porsche 944 S2
1989 – 4 cyl. en ligne 16V
211 ch – 240 km/h
1 310 kg

Depuis 1982 Porsche décline sa 944 à l’envie avec différentes versions. La 944 S (190 ch) devait faire la jonction entre la très véloce et puissante 944 Turbo (220 ch) et la 944 2,5 litres (163 ch). Pour 1989, la gamme est retravaillée en détail et toutes les versions évoluent, sauf la Porsche 944 S qui disparaît au profit d’une nouvelle 944 S2. L’extérieur est calqué sur la variante Turbo avec son « gros » masque avant carré et plus moderne intégrant clignotants, antibrouillards et feux additionnels. Le hayon reçoit l’antique aileron plastique peu élégant, et le diffuseur arrière de la Turbo vient habiller la poupe. Enfin les jantes 7 branches alu en 7J6 AV et 8J16 AR sont également reprises à version de pointe réactualisée. La Porsche 944 S2 conserve la silhouette inaugurée pour la 924 en 76, qui commence tout de même à accuser le poids des années malgré les habillages plus sportifs (ailes larges). Et sous le long capot, un inédit quatre cylindres de Lire la suite

Peugeot 405 MI16

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Peugeot 405 MI16
1987 – 4 cyl. en ligne 16V
160 ch – 220 km/h
1 132 kg

Peugeot poursuit son offensive « GTI » en allant même proposer une version sportive de sa berline 405. L’objectif est clair : ne pas jouer la politique de la chaise vide face aux Sierra Cosworth, R21 Turbo, 190 2.3-16 et BMW M3 E30. Partant du dessin très harmonieux et équilibré signé Pininfarina, les designers de Peugeot ont sorti la panoplie de la sportive accomplie : boucliers avant et arrière enveloppants, accueillant les phares antibrouillard à l’avant, baguettes latérales avec des passages de roues soulignés par de fines extensions en plastique à l’image de la 205 GTI, et un aileron sur la malle arrière. L’assiette est plus basse le tout posé sur des (mini !) jantes alu de 16 pouces au dessin singeant celles d’une Ferrari F40. Et sous le capot, c’est un multisoupapes de 160 ch qui Lire la suite

Venturi 260 Coupé Cup 511

Venturi 260 Coupé Cup 511

 Venturi 260 Coupé Cup 511
1990 – 6 cyl. en V 12V turbo
260 ch – 270 km/h
1 255 kg

Pour 1990, les grosses cylindrées en France doivent passer au pot catalytique. Une opération diversement réalisée, qui va même froisser les amateurs de voitures de sport françaises puisque si la Renault 25 V6 Turbo passe à 205 ch (+5 ch) pour digérer le catalyseur, l’Alpine V6 Turbo Le Mans chute elle à 185 ch (-15 ch). Et chez MVS devenu Venturi pour 1989 ? La fin de la MVS Venturi 2.80 SPC laissait craindre le pire, mais non. Le constructeur français a revu sa copie pour adapter son V6 2,8 litres turbo au catalyseur… sans perte de puissance ! Extérieurement la Venturi 260 Coupé est inchangée avec la version 2.80 SPC à l’exception de nouveaux bas de caisse plus aérodynamiques. Le dessin de Gérard Godefroy n’a pour sa part pas pris une ride et la venturi 260 Coupé est toujours aussi agréable à l’œil et fait son petit effet dans la rue sur les passants. Certains profanes la confondent même avec une Lire la suite

Bentley Eight

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Bentley Eight
1986 – 8 cyl. en V 16V
240 ch – 206 km/h
2 268 kg

Même chez les constructeurs les plus prestigieux il existe un « bas de gamme », plus harmonieusement appelé généralement « entrée de gamme ». Bentley n’échappe donc pas à la règle avec sa Bentley Eight. Doit-on s’offusquer d’une version au rabais ? Pas réellement tant « rabais » et « Bentley Eight » sont des oxymores que n’auraient pas reniés Emile Zola dans ses romans. Extérieurement, la Eight reprend la calandre grillagée des antiques Bentley de course conférant ainsi à la proue de cette Bentley un visage plus spécifique à défaut d’être inédit, les Rolls-Royce et Bentley étant des sœurs souvent quasi-jumelles, même si la tendance semble aller à la différenciation de plus en plus marquée. Etirée sur 5,2 mètres, la Bentley Eight glisse son classique profil parmi la circulation, faisant briller ses chromes largement présents à une époque où le plastique peint semble vouloir faire la loi. Et sous le capot, là encore, Bentley reste fidèle à ses valeurs avec un gros Lire la suite