Renault Megane 3 RS
2009 – 4 cyl. 16V Turbo
250 ch – 250 km/h
1 387 kg

Renault Megane 3 RS
2009 – 4 cyl. 16V Turbo
250 ch – 250 km/h
1 387 kg
Ferrari F40
1988 – 8 cyl. en V 32V biturbo
478 ch – 324 km/h
1 100 kg
Chez Porsche, la mono-culture de la 911 résiste. Et bien que des partisans de la diversité ont été largement entendus depuis l’apparition de la Porsche 924 (1976), puis 928 (1977) et même 944 (1982), la saga des Porsche à moteur avant ne parvient pas à détrôner la GT au Flat 6 en porte-à-faux arrière. Certes, le succès commercial des Porsche 924 puis 944 est indéniable, mais les divergences demeurent au directoire de Porsche à la fin des années 80. Tant et si bien que l’évolution en cours de la Porsche 944 S2 et son gros quatre cylindres de 3 litres de cylindrée, accouche finalement d’un nouveau modèle qui change de nom : Porsche 968. Il faut dire que seulement 20% des pièces du nouveau modèle sont communes avec la Porsche 944 S2. Le design est sacrément réactualisé et oeuvre de Harm Lagaay, le designer hollandais de Porsche. L’inspiration prise à la Porsche 928 est évidente avec ses optiques avant rondes basculants, ses boucliers arrondis mais toujours épais, et ses optiques arrière rouges et plus fins et actuels pour faire entrer de pleins pneus la Porsche 968 dans la décennie 90. L’architecture à moteur avant et système transaxle (boîte et pont arrière) est conservée conservant ainsi les qualités d’équilibre de sa tenue de route. Finalement, en octobre 1991 au salon de Francfort, Porsche dévoile ainsi ses Porsche 968 Coupé et Porsche 968 Cabriolet.
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Opel Vectra A 2000i 16V
1990 – 4 cyl. en ligne 16V
150 ch – 218 km/h
1 175 kg
Etonnante genèse du Coupé Fiat ! C’est en effet sous l’impulsion d’un Pininfarina en mauvaise posture avec le retrait de General Motors suite à l’échec commercial de la Cadillac Allante, que Fiat va lancer la conception et le développement d’un nouveau coupé sportif. Pininfarina qui a désormais une usine sur les bras sans activité propose en effet à Fiat de renouer avec les coupés de caractère comme dans les années 70 (Fiat 124 Coupé, Fiat 128 coupé sport…) et se fait fort d’assurer le design et la fabrication. Mais Roberto Testore alors patron de Fiat veut de la compétition pour le style et met Pininfarina et le Centro de Style Fiat en concurrence. C’est finalement la proposition osée et pour le moins tranchée et clivante du jeune Chris Bangle du Centro de Style Fiat qui va remporter les suffrages pour le design extérieur, Pininfarina devant se contenter de l’habitacle et de la fabrication dans son usine de San Giorgio Cavanese (Turin). La plateforme est celle de la Fiat Tipo (qui sera mise à toutes les sauces !), faisant ainsi du coupé Fiat une traction avant, avec moteur avant. Chris Bangle a opté pour un style frappant, s’inspirant du passé pour différents détails (petits feux arrière ronds, bouchon d’essence type aviation comme sur une Ferrari 250 GTO), et lacérant les flancs pour dynamiser la ligne. Les lobes des phares avant épousent les lentilles en formant une vague, tandis que le Coupé Fiat adopte un long museau au porte-à-faux prononcé. Le résultat n’est ni laid ni beau, il est avant tout clivant et divise l’opinion. On adore ou on déteste, selon ses goûts. L’essentiel semble atteint, puisque Roberto Testore veut justement bousculer l’image de Fiat avec ce type de véhicules passion. La production démarre fin 1993, et la Fiat Coupe est présentée en première au public lors du salon de Bruxelles en fin d’année.
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Chevrolet Camaro Mk4 FL Cabriolet V6 3L8 L36
1998 – 6 cyl. en V 12V
293 ch – 200 km/h
1 650 kg
Lancia Stratos Stradale
1974 – 6 cyl. en V 12V
190 ch – 232 km/h
890 kg
Ford Thunderbird
1954 – 8 cyl. en V 16V
195 ch SAE – 190 km/h
1 476 kg
Opel Vectra A Turbo 4×4
1993 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
204 ch – 240 km/h
1 365 kg
L’Alpine A310 fut véritablement la voiture charnière pour la firme fondée par Jean Rédélé. Initialement commercialisée en 1972 et développée avec un quatre cylindres, faute de V6 encore disponible, elle correspond à un changement de stratégie et la volonté de concurrencer plus directement la Porsche 911. Las, entre le quatre cylindres insuffisant, un lancement assez catastrophique en fiabilité, et des finances exsangues, Jean Rédélé doit définitivement passer la main et laisser Renault seul maître à bord. Au lieu d’un élan salvateur, Renault ne va avoir de cesse de mettre le losange en avant et laisser Alpine en arrière plan. Heureusement l’Alpine A310 V6 va remettre du baume au coeur des fans de la marque de Dieppe, mais cela reste insuffisant. Après avoir envisagé une GT à moteur central arrière, Renault révise ses options et se concentre sur une remise à jour très sérieuse et totale de sa GT tricolore. Ainsi dès 1981 le cahier des charges démarre et est fixé : la future Alpine GTA (Grand Tourisme Alpine) conservera le principe du châssis-poutre cher à la marque, et son moteur sera le V6 PRV placé en porte-à-faux arrière. L’habitacle devra être plus spacieux et plus confortable (critiques récurrentes sur l’A310 V6) tandis que la tenue de route doit être plus accessible au quidam et moins « acrobatique ». Berex, Centre de Design Renault et Heuliez sont mis en concurrence et c’est finalement ce dernier avec un Gerard Godefroy (puis cofondateur et designer des Venturi) très inspiré qui va dessiner une ligne très aérodynamique (Cx de 0,28 pour l’Alpine V6 GT) pour l’Alpine GTA. En mars au salon de Genève, Renault présente sur son stand les deux nouvelles Alpine GTA : Alpine V6 GT (160 ch) et Alpine V6 Turbo (200 ch).
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