Peugeot 205 Griffe

Peugeot 205 Griffe

Peugeot 205 Griffe
1990 – 4 cyl. en ligne 8V
130 ch – 205 km/h
915 kg

Depuis 1984, Peugeot domine les débats dans le petit monde des GTI. La Peugeot 205 GTI, notamment en motorisation 1,9 litres 130 ch n’est pas la plus puissante, pas la plus perfectionnée et n’a aucune technique de pointe. Mais son homogénéité générale la rend terriblement efficace et attractive, d’autant que dans le même temps, Volkswagen et sa Golf 2 GTI sont partis vers une philosophie plus bourgeoise. Ajoutez à cela les victoires en compétition (WRC groupe B et rallyes-raids), une campagne de pub agressive et dynamique et un look général sans faute de goût, et voilà la Peugeot 205 GTI qui truste les premières places. Pourtant, Peugeot relance la machine, avec une surprise au salon de Paris 1990 en dévoilant une série spéciale baptisée « Griffe ». Limitée à 3 000 exemplaires, dont 1 000 exemplaires pour le marché français, la Peugeot 205 Griffe est basée sur une 205 GTI 130 ch avec son moteur 1,9 litres. Il se murmure que le point de départ de cette série spéciale et une inspiration de la voiture personnelle de Jean Todt, patron de Peugeot Talbot Sport (PTS), qui s’était fait faire une Peugeot 205 GTI sur mesure avec notamment cette teinte vert fluorite. Dans les tics spéciaux, toutes les baguettes et extensions d’ailes sont gris foncés (terminé les touches de rouge), et ce gris foncé va même Lire la suite

BMW M1 E26

BMW M1 E26

BMW M1 E26
1979 – 6 cyl. en ligne 24V
277 ch – 262 km/h
1 300 kg

Voilà une Grand Tourisme à la conception peu banale et tourmentée. Est-ce que la touche du constructeur de Sant’Agata a complexifié la donne ? On peut le penser, mais pas seulement. Dans le prolongement du concept car BMW Turbo dessiné par Paul Bracq alors premier crayon à Münich, Jochen Neerspach patron de la branche sportive lance l’étude d’une GT dès 1977. C’est donc Giorgetto Giugiaro (Ital Design) qui est consulté pour le style général et Lamborghini pour l’étude et l’assemblage de la future BMW M1 qui va définitivement ancrer dans le paysage automobile le « M » de BMW Motorsport créé en 1972. Mais rien ne se passe comme prévu, et comme Lamborghini est en plein marasme économique, et malgré trois prototypes déjà réalisés, BMW décide de dénoncer son contrat en avril 1978 avec la firme italienne. Changement de stratégie, mais des conséquences type puzzle pour la finalisation et la construction de la première GT made in Münich. Une nouvelle chaîne de production doit alors être trouvée, transformant la construction de la BMW M1 en véritable puzzle. Le châssis tubulaire est fabriqué par Marchesi et la carrosserie en plastique renforcé de fibres de verre par T.I.R., deux entreprises de Modène. Leur assemblage ainsi que l’habillage intérieur sont réalisés par Lire la suite

Volkswagen Golf 2 GTI G60

Volkswagen Golf 2 GTI G60
1990 – 4 cyl. en ligne 8V Compresseur
160 ch – 216 km/h
1 080 kg

Les compactes sportives sont en pleine évolution et cèdent à la course à l’armement et à la puissance. Ainsi, la Volkswagen Golf 2 GTI 16S avec ses 139 ch fait presque déjà pale figure et ne peut en tout cas prétendre faire la course en tête. Il faut dire que la Peugeot 309 GTI16 ou l’Opel Kadett GSI 16V avec leurs mécaniques qui dépassent les 150 ch ont pris le large. Alors faisant suite à la discutable Golf 2 G60 Rallye, et à la très rare et exclusive Golf 2 G60 Limited (210 ch, transmission Syncro), Volkswagen poursuit le déploiement de son moteur G60 dans la gamme Golf 2 GTI. Extérieurement, la Golf 2 GTI G60 profite d’emblée du tout récent facelift opéré en juillet 1989, avec ses gros boucliers carrés qui se veulent plus aérodynamiques. Il faut l’écrire assez vite, car avec un Cx de 0,37 nous sommes loin des meilleures élèves en la matière. La calandre accueille de série quatre Lire la suite

Alfa Romeo Alfetta GT & GTV – Guide Achat

Alfa-Romeo Alfetta berlina 1800

Alfa-Romeo Alfetta berlina 1800 (1972)

Alfa-Romeo Giulia 2000 GTV

Alfa-Romeo Giulia 2000 GTV

Il faut trouver un successeur au vieillissant et pourtant toujours charmeur coupé Alfa-Romeo Giulia « Bertone ». C’est donc la nouvelle berline Alfetta tipo 116 qui va servir de plateforme pour le nouveau coupé qui va porter le patronyme de sa « donneuse » : Alfetta GT. Dans le cahier des charges le constructeur milanais a pensé dès la fin des années 60 au successeur à son coupé Giulia à succès, en prenant une orientation plus Grand Tourisme. Plus de place, un coffre accru pour les bagages, plus de confort, voilà qui donne un nouveau cap. Après différentes études, dont certaines se rapprochent du coupé Fiat Dino en matière de style, c’est l’incontournable Giorgetto Giugiaro (déjà auteur du coupé Bertone), qui agit désormais dans sa propre entreprise Ital Design, qui va remporter la décision finale avec un dessin très moderne, une ligne en coin et une élégance teintée de vitesse. Museau fin avec calandre Alfa au centre et les deux paires de doubles phares ronds, larges surfaces vitrées latérales conférant une belle lumière dans l’habitacle vaste pour quatre personnes. L’arrière à pan coupé et la partie la plus massive, mais Giugiaro a joué sur le dessin des optiques et sur les plis de carrosserie pour alléger l’ensemble. Deux ans après la berline Alfetta, l’Alfa-Romeo GT est présentée et commercialisée en 1974.
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Facel-Vega Facellia Type FA

Facel-Vega Facellia type FA

Facel-Vega Facellia Type FA
1960 – 4 cyl. en ligne 8V
115 ch SAE – 185 km/h
990 kg

Tout semble réussir à Jean Daninos le dynamique dirigeant fondateur de Facel Vega. Son intuition, son coup de crayon élégant et sûr (remarqué par les Simca 8 Sport, Ford Comète et Bentley Cresta), et son entregent, lui donnent des ailes et de la suite dans les idées. Après le succès des grosses et statutaires Facel Vega FV1, HK500 et Excellence, Daninos veut élargir sa cible de clientèle vers le bas. L’exemple d’Alfa-Romeo, Porsche ou MG, pour ne citer qu’eux, lui démontre qu’il est dans la bonne direction. A la fin des années 50 la conception d’une « petite » Facel est acquise, et c’est vers un moteur 100% maison (surtout Pont-à-Mousson) que Daninos jette son dévolu. Un choix contraint tant par le gouvernement français qui refuse une mécanique étrangère pour des raisons de devises, que par les constructeurs français qui refusent de fournir un moteur à cet « arrogant » petit constructeur. C’est donc le 28 septembre 1959 que la Facel Vega Facellia type FA est dévoilée au Musée Jacquemin-André (Paris, boulevard Haussmann) dans un premier temps à un parterre de spécialistes et privilégiés avec Stirling Moss comme parrain de luxe, puis est ensuite exposée au Salon de Paris de la même année quelques jours plus tard. Une nouvelle fois, Jean Daninos réalise un dessin magistral et, surtout, adapte ses codes stylistiques dignes de la haute couture automobile à un modèle plus accessible que les grosses Facel HK500. Les proportions sont parfaites (4,12 m mètres de long avec un empattement de 2,45 mètres), avec une ligne tendue à souhait qui vient se terminée en ailes et optiques arrière en lames de couteau. Fabuleux ! La proue reprend les codes stylistiques des grosses Facel, mais en moins vindicatif. Dans les prouesses techniques, soulignons les deux pare-chocs en inox totalement façonnés et intégrés aux extrémités. Toujours en inox, Lire la suite

Lancia Montecarlo Serie 2

Lancia Montecarlo Série 2

Lancia Montecarlo Serie 2
1980 – 4 cyl. en ligne 8V
120 ch – 195 km/h
970 kg

Lancia a une stratégie qui peut surprendre dans ses choix et sa constance… Sa Beta Montecarlo, aussi déclinée en Beta Scorpion aux USA et une mécanique différente, a tiré sa révérence en 1979. Puis… surprise au salon de Genève en mars 1980, Lancia présente la Lancia Montecarlo Série 2 qui ne s’appelle plus « Beta ». Il semble que la firme italienne assume que ce coupé sportif à moteur central arrière dont la genèse était initialement prévue pour être une Fiat, soit un véritable modèle à part et non un membre de la famille Beta dont la plateforme est à traction et moteur avant. C’est sur la mise à jour esthétique et dans le détail que la Lancia Montecarlo a évolué : calandre Lancia reprise de la Delta avec le logo en plus petit et en couleurs, monogramme arrière « Lancia Montecarlo » apposé en sérigraphie, combinés avant feux de position/indicateurs de direction bicolores, jantes alu de 14 pouces des Beta et rétroviseur plus gros réglable depuis Lire la suite

Mercedes-Benz SL600 V12 R230

Mercedes-Benz SL600 V12 Biturbo R230

Mercedes-Benz SL600 V12 R230
2003 – V12 36V Biturbo
500 ch – 250 km/h
1 950 kg

Depuis le salon de Francfort en septembre 2001, le nouveau Mercedes-Benz SL R230 électrise les foules et les rétines. Pas de doute, l’équipe du design Mercedes-Benz a réalisé un sans faute, et réussi à presque masquer des dimensions très conséquentes pour un roadster deux places : près de 4,6 mètres de longueur, 1,8 mètres de large, le tout posé dans un empattement de 2,56 mètres. Le long capot englobe subtilement et avec élégance la calandre Mercedes-Benz des roadsters, avec son étoile au centre, avec les optiques en doubles cacahouètes de chaque côté. Fini les lignes droites et optiques carrées. Le profil reste très élégant et tendu (Cx de 0,39), avec des proportions parfaites, un pli central venant mourir sur la prise d’air en avant des roues avant. La poupe est particulièrement réussie avec ses rondeurs tranchant avec les optiques triangulaires comme sur le SLK R170. Seule concession à la tradition, les striures antisalissures sont toujours là ! Evidemment l’attrait du SL génération R230 est son toit Vario articulé qui se déploie et se replie au gré des caprices de la météo et de vos humeurs. Pour 2003, Mercedes-Benz étend son offre et sa gamme avec l’intégration du V12 biturbo sous le capot du SL R230. Pour Lire la suite

Porsche 930 Turbo 3L3

Porsche 930 Turbo 3L3

Porsche 930 Turbo 3L3
1977 – 6 cyl. Flat 6 Turbo 12V
300 ch – 260 km/h
1 195 kg

Au salon de Paris 1974, Porsche a jeté un pavé dans la mare des supercars et super GT avec sa nouvelle Porsche 930 Turbo 3L0. La Porsche 911 se fâche ? En quelque sorte… Conservant intactes les qualités intrinsèques de la Porsche 911 (polyvalence d’usage, finition, impression de robustesse, performances, caractère du Flat 6, pilotage singulier mais efficace pour qui sait, places arrière d’appoint…), le turbocompresseur KKK a jouté une « turbodimension » avec des performances d’un autre monde ! Voilà la Porsche 930 Turbo qui change les codes de cette catégorie, avec des performances diaboliques et des accélérations à couper le souffle, mais sans pour autant sacrifier les autres qualités énumérées plus haut. Et histoire de conserver son avance, la Porsche 930 Turbo adopte un Flat 6 plus dès juillet 1977, lui autorisant ainsi un regain de performances et une puissance portée à 300 ch. Seuls les afficionados du modèle sauront reconnaitre cette nouvelle variante au premier coup d’œil en raison des jantes de 16 pouces qui Lire la suite

Ferrari Challenge Stradale

Ferrari Challenge Stradale

Ferrari Challenge Stradale
2003 – 8 cyl. en V 32V
420 ch – 300 km/h
1 280 kg

La Ferrari 360 Modena a posé de nouveaux standards à Maranello en matière de berlinette à moteur central arrière. D’ailleurs, les clients ne s’y trompent pas, et le succès est au rendez-vous depuis 1999. Et après la déclinaison en roadster, Ferrari poursuit le développement d’une gamme complète avec le nouvelle Challenge Stradale pour 2004. Pas de réelle nouveauté, puisque l’idée était de reprendre la version Challenge qui a été développée pour la coupe monotype sur circuit, et de refaire le cheminement inverse en l’adaptant pour un usage routier, d’où le « Stradale ». L’idée pour Ferrari est d’offrir une véritable voiture de Gentlemen Drivers pour les amateurs de track-days (comprenez sorties circuits) qui peuvent arriver depuis chez eux par la route, tourner toute la journée, puis retour toujours par la route. Voilà un sacré programme ! Extérieurement, on identifie immédiatement la Ferrari Challenge Stradale de la Ferrari 360 Modena avec sa bande blanche au centre de laquelle est mis le drapeau italien tricolore, mais également son assiette abaissée et ses jantes BBS en magnésium de 19 pouces. Dans les détails, on peut relever les vitres latérales en matériau synthétique qui sont désormais fixes, avec seulement des volets qui s’ouvrent comme sur les voitures de course ou encore déjà vu sur la Ferrari F40. Toujours Lire la suite

Ford GT 2005

Ford GT 2005

Ford GT 2005
2005 – 8 cyl. en V 32V Compresseur
550 ch – 330 km/h
1 585 kg

Initiée en « Projet Petunia », puis dévoilée sous la forme d’un Concept Car en 2002 au salon de Detroit, la Ford GT va finalement fouler le bitume en version définitive en 2004 pour être commercialisée en 2005. Raillée en 2002 par Bob Lutz le patron du développement de General Motors, la Ford GT fait pourtant mouche et a conquis tous les cœurs. Certes, on peut s’étonner d’une inspiration très scolaire réalisée par Camilo Pardo le patron du design de Ford et son équipe, mais au fur et à mesure des propositions, les retours ramenaient sans cesse à la Ford GT40 originelle. Le parti-pris a donc été de se caler sur le dessin d’origine, mais avec une modernisation qui est due tant aux changements de gabarit, mais également aux impératifs modernes. Le résultat est pour le moins saisissant et séduisant. Convaincant même, car la magie opère et rappelle à tous les fans l’aspect magnétique de la Ford GT (40). Le chiffre « 40 » a disparu du patronyme puisque l’auto est désormais un peu plus haute que les 40 pouces. Véritable squale sur la route, la Ford GT sait aussi se dévoiler presque intégralement avec ses portes aux larges échancrures sur le toit et le capot arrière qui Lire la suite