Opel Astra F GSI 16V

Opel Astra F GSI 16V (1992)

Opel Astra F GSI 16V
1992 – 4 cyl. en ligne 16V
150 ch – 218 km/h
1 100 kg

Opel a eu beau faire évoluer sa Kadett GSI (1,8 litres 115 ch, puis 2 litres 120 ch, puis 16 soupapes 150 ch), son image est souvent en deçà de ses rivales plus renommées (Golf GTI, 205 GTI, Supercinq GT Turbo). Pourtant des qualités, à commencer mécaniques, la saga Kadett n’en a pas manqué. Pour 1992, Opel profite de sa nouvelle gamme désormais baptisée Astra y compris en Europe continentale (elle s’appelait déjà Astra en Angleterre sous la marque Vauxhall) pour enfoncer le clou. Avec sa ligne compacte mais fluide, Opel a une nouvelle fois soigné la pénétration dans l’air (Cx de 0,30). Disponible en carrosserie 3 portes, l’Opel Astra F GSI 16V vient coiffer avec autorité la gamme Astra en reprenant à son compte le 2 litres 16 soupapes de 150 ch déjà étrenné avec succès sous le capot de la Kadett GSI 16V. Sportive certes, l’Astra se pare d’atours sportifs, mais sans pour autant jouer dans le clinquant. On appréciera ainsi ses boucliers enveloppants, mais pas Lire la suite

Ford Fiesta XR2i 16V

Ford Fiesta XR2i 16V (1992)

Ford Fiesta XR2i 16V
1992 – 4 cyl. en ligne 16V
130 ch – 204 km/h
960 kg

Ford s’est lancé à son tour dans la course à la puissance avec sa Fiesta pour jouer dans le peloton de tête des GTI. Dominé depuis la fin des années 80 par la Peugeot 205 GTI, la Supercinq GT Turbo et la VW Golf GTI, il faut avoir 130 ch pour jouer des coudes. Après une Fiesta XR2i peu charismatique, Ford avait trouvé l’astuce en mettant un coup de turbo sous le capot avec la Fiesta RS Turbo. Las, le comportement routier et son train avant raté gâchèrent non seulement le potentiel du bouillant moteur, mais surtout les espoirs de venir jouer la course en tête chez les GTI. Ford a retenu la leçon et revu intégralement sa copie pour 1992. Avec sa nouvelle Ford Fiesta XR2i 16V, le constructeur à l’ovale bleu repasse à l’atmosphérique. Mieux pour la motricité et encaisser le couple du nouveau moteur. Extérieurement, seules les nouvelles jantes alu polies de (seulement !) 14 pouces mettent la puce à l’oreille. Pas besoin de faire plus, car Lire la suite

Renault Clio 16S

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Renault Clio 16S
1991 – 4 cyl. en ligne 16V
140 ch – 212 km/h
975 kg

Depuis mai 1990, la Renault Clio apporte une sacrée dose de modernité et fait rapidement oublier la Renault Supercinq. Elle inaugure des dimensions à la hausse qui fera date chez les petites citadines avec +5 cm en longueur et +6 cm en largeur. D’ailleurs, elle est élue en novembre voiture de l’année. Pour 1991, la Renault Supercinq GT Turbo a une descendance. Mais cette fois-ci, Renault fait un virage à 360° et délaisse le turbocompresseur pour une mécanique aspirée naturellement à 16 soupapes. Côté look, impossible de passer à côté de la Renault Clio 16S et de la confondre avec une de ses sœurs plus populaires. Les ailes avant et arrière sont gonflées et spécifiques, tout comme le matériau dans lequel elles sont fabriquées (Noryl GTX) qui permet dans les petits chocs urbains de reprendre sa forme initiale. Les boucliers sont peints ton caisse et celui de la proue reçoit des antibrouillards et une large aération pour refroidir la mécanique. Et fin du fin, l’amateur appréciera le bossage de capot (pour laisser de la place au collecteur d’admission) et sa prise d’air. Dans les détails surprenants, les jantes de série sont en tôle et de 14 pouces seulement (c’est « cheap ») et le Lire la suite

Bugatti EB110 GT

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Bugatti EB110 GT
1991 – 12 cyl. en V 60V Turbo
560 ch – 338 km/h
1 800 kg

Romano Artioli et Jean-Marc Borel se sont mis en tête de faire renaître Bugatti. Une idée qui a nécessité de nombreux et coûteux efforts (rachat de la marque à Messier), construction d’une usine inédite et ultra-moderne à Campogalliano (Italie) et conception d’une super Grand Tourisme qui doit assumer son héritage avec talent et passion. Rien que ça ! Paulo Stanzani (ex-Lamborghini) est alors chargé de projet et c’est Marcello Gandini qui est aux crayons. Mais coup de tonnerre, rien ne marche comme prévu, et le bouillant patron italien Artioli décide contre toute attente de se séparer de Stanzani en cours de route, et peu de temps après juge le design proposé par Gandini pas assez marqué « Bugatti » et trop proches des réalisations passées du designer italien, ancienne star de la Carrozzeria Bertone. Pour cette année 91, la Bugatti EB 110 GT est (enfin) dévoilée officiellement avec Alain Delon comme parrain. C’est le designer maison Giampaolo Benedini qui va terminer le travail et donner un style personnel plus en phase avec Bugatti. Mais ces atermoiements offrent un résultat somme toute mitigé qui peine à séduire le public. Nous sommes loin de l’élégance d’une Jaguar X220 ou de la bestialité d’une Ferrari F40. Il faut avouer que la ligne de la Bugatti a été non seulement dictée par son architecture, mais également par des impératifs aérodynamiques et de refroidissement dû aux très hautes prestations Lire la suite

Lancia Delta HF Integrale Evoluzione

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Lancia Delta HF Integrale Evoluzione
1991 – 4 cyl. Turbo 16V
210 ch – 208 km/h
1 300 kg

Depuis 1986, Lancia a doté sa Delta de la transmission intégrale et d’un turbocompresseur. Depuis les modèles toujours plus évolués se succèdent au catalogue italien pour permettre l’homologation en Rallye et lutter à armes égales face à Toyota. Pour 1991, Lancia nous propose une énième évolution de sa Delta HF Integrale. Du dessin initial fin et élégant tracé par un Giorgietto Giugiaro inspiré à la fin des années 70, il semble ne rester pas grand-chose, si ce n’est le profil. C’est bien simple, on a l’impression que la frêle Delta d’origine est passée à la salle de musculation. Ailes bodybuildées encore plus larges que la version 16V, boucliers proéminents, gros becquet d’aileron (réglable !)… Bien campée sur ses jantes de désormais 16 pouces, la Lancia Delta HF Integrale du cru 92 est sacrément virile et annonce fièrement ses prétentions sportives pures et dures. Et partout, les aérations sont agrandies pour optimiser le refroidissement des organes mécaniques. Cela explique ainsi les doubles optiques de phares spécifiques plus petites pour laisser passer aussi l’air frais. Rien n’a été laissé au hasard pour Lire la suite

Fiat Barchetta

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Fiat Barchetta
1995 – 4 cyl. 16V
130 ch – 206 km/h
1 060 kg

Après une longue période de vaches maigres pour les amateurs de Fiat sportives et de caractère, la Fiat Coupé avait sonné la charge. C’est désormais les amateurs de roadsters qui peuvent se réjouir pour cette année 1995 avec la Fiat Barchetta. Si elle reprend bon nombre de composants de la Punto dont elle dérive, elle propose en revanche un style très personnel et réussi œuvre du Centro Style Fiat avec Alessandro Cavazza et Andreas Zapatinas aux crayons, Chris Bangle ne remportant les suffrages que pour le Coupé. Force est de reconnaître que la bouille de la Fiat Barchetta est craquante et fait de l’œil aux passants, nous replongeant avec délice dans la flânerie automobile découverte des années 60 où la Dolce Vita battait son plein. Fine nervure qui souligne les flancs et les allège visuellement, poignées de portes chromées escamotables (mais peu pratiques à l’usage ; on ne peut pas tout avoir…), optiques arrière posés élégamment sur le dessus de la poupe ronde à souhait, la Fiat Barchetta soigne ses rondeurs pour séduire. La proue est peut-être la partie la plus banale avec Lire la suite

Alpine A110 Tour de France

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Alpine A110 Tour de France
1964 – 4 cyl. en ligne 8V
95 ch SAE – 196 km/h
590 kg

Jean Rédélé n’en finit pas d’améliorer par touches son modèle déjà phare : la Berlinette Alpine A110. Et comme son histoire a démarré par la course automobile, c’est fort logiquement que des versions destinées pour la compétition sont également développées comme l’Alpine Berlinette « Tour de France ». Pour 1963, et suite aux accords de collaboration avec la Régie Renault, la Berlinette « Tour de France » a évolué sensiblement sur sa proue devenue concave qui intègre désormais les bocs optiques de Renault 8. Le dessin de profil est plus allongé et finalement encore plus harmonieux que le dessin originel des A108. Basse et menue, souvent retenue en « Bleu Alpine », la Berlinette Tour de France attire immédiatement la sympathie des passants. Au-delà des optiques arrière chipées à la Renault 8, l’Alpine Berlinette Tour de France va prendre bon nombre d’éléments à la Renault 8 Gordini, à commencer par sa mécanique et Lire la suite

Ferrari Testarossa

Ferrari Testarossa

Ferrari Testarossa
1984 – 12 cyl. à plat (Boxer) 48V
380 ch – 290 km/h
1 500 kg

En ce salon de Paris en septembre 1984, le public est tombé sous le choc de la nouvelle production star de Maranello. La Ferrari Testarossa doit en effet perpétuer la saga des Grand Tourisme de la firme au cheval cabré et faire mordre la poussière à sa rivale désignée : la Lamborghini Countach. Depuis la sortie de la Miura à la fin des années 60, Lamborghini et Ferrari se livrent une bataille de clochers à coup de V12. Un match également arbitré par deux designers qui s’opposent dans leurs styles : Pininfarina plus sobre, classique et élégant pour Ferrari et Bertone plus novateur, dérangeant et excentrique pour Lamborghini. Cette fois-ci, Pininfarina a dû composer avec des contraintes techniques dictées par les ingénieurs de Maranello, notamment l’emplacement des radiateurs sur les flancs comme en F1 pour améliorer la répartition des masses. Une gageure dont Pininfarina va se sortir avec un talent fou puisque ces prises d’air béantes latérales sont habillées d’ailettes superposées conférant un style unique. Une véritable signature même ! Museau fin avec long porte-à-faux avant, la Ferrari Lire la suite

Matra Murena 1L6

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Matra Murena 1L6
1980 – 4 cyl. en ligne 8V
92 ch – 182 km/h
1 000 kg

La Matra Bagherra a su rencontrer son public en surfant tant sur la mode des voitures coupés à caractère sportif, ainsi que sur les succès de Matra aux 24 Heures du Mans. Mais entre-temps, Matra s’est retiré de la compétition et planche sur des voitures de loisir, tandis que le groupe Simca-Chrysler Europe est racheté par PSA qui trouve Matra comme partenaire dans la corbeille de la mariée. Philippe Guesdon, alors PDG de Matra Automobile, convainc les dirigeants de PSA de donner une suite à la Bagherra. La Matra Murena doit corriger les défauts de sa devancière pour se faire une place au soleil parmi les coupés sportifs européens. C’est Antoine Volanis qui est l’auteur des lignes très réussies de la Matra Murena 1L6. On retrouve les phares escamotables Lire la suite

Westfield FW 300 Sport 300

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Westfield FW 300 Sport 300
2016 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
234 ch – ND km/h
650 kg

Westfield apporte depuis 1982 sa vision de la Lotus Seven, Caterham s’étant arrogé le droit de reproduire et perpétuer la mythique égérie de Colin Chapman. Et si le fondateur de Westfield, Chris Smith, a revendu depuis longtemps déjà (2006) sa firme à la famille Turner, les propriétaires actuels perpétuent l’aventure de cet artisan anglais avec un réel talent, tout en rencontrant un certain succès. Avec l’apport de la mécanique de l’Opel Corsa OPC, la Westfield FW 300 a posé ses premières roues dans l’homologation européenne s’ouvrant ainsi un marché plus grand, hexagone compris. Convaincante, séduisante et très performante par son concept, la Westfield a cependant douloureusement digéré le changement de côté de sa direction, un des points noirs de l’auto. Pas grave, Lire la suite