Alfa Romeo Giulia Sprint GT Veloce

Alfa-Romeo Giulia Sprint GT Veloce
1965 – 4 cyl. en ligne 8V
125 ch (SAE) – 185 km/h
1 000 kg

Depuis déjà une année, le coupé Giulia GT Sprint séduit les amateurs de conduite sportive et passionnée. Avec sa carrosserie dont le dessin est l’œuvre d’un jeune talent (Giorgetto Giugiaro) chez Bertone, le coupé milanais fait mouche par son gabarit et ses proportions harmonieuses. Charmant, il se paie le luxe de jouer les mini-GT avec un quatre cylindres de 1 570 cm3 qui vaut en onctuosité et disponibilité certains six cylindres. Mais Alfa Romeo ne compte pas en rester là, et poursuit le développement de son coupé à succès vers une version plus sportive. Alors pas d’emballement tout de même car côté moteur, c’est du saupoudrage avec seulement 3 ch SAE supplémentaires. Pour distinguer l’Alfa Romeo Sprint GT « Veloce » de la Sprint GT, les plus fins observateurs relèveront la calandre simplifiée à trois barres horizontales, un trèfle à quatre feuille sur les montants de custode arrière et le logo « Veloce » apposé sur la malle arrière. Pour le reste, ne changez rien, c’est parfait avec ses jantes tôles de 15 pouces et leurs enjoliveurs, les Lire la suite

Lotus Europa Special Twin Cam Type 74

Lotus Europa Special Twin Cam Type 74
1971 – 4 cyl. en ligne 8V
126 ch – 195 km/h
712 kg

Partis d’un projet initialement proposé à Ford pour contrer Ferrari, c’est finalement Lotus qui va reprendre à son compte à 100% l’Europe en 1966. Un coupé sportif très radical et sans concession, inspiré techniquement de la Lotus Elan mais dont la principale différence réside dans l’emplacement en position centrale arrière du groupe motopropulseur, comme les monoplaces de Formule 1 contemporaines. Lotus a néanmoins du faire évoluer son coupé (très !) sportif pour élargir la cible des clients potentiels en lui conférant un peu plus de place aux notions de confort (même relatif). Depuis 1971, c’est le moteur Lotus-Ford de l’Elan qui donne son allégresse à la frêle Lotus Europa (qui prend l’appellation internationale du coup). Et pour 1972, faisant suite au nouveau sacre de Lotus en Formule 1 (son 5e titre constructeur), Colin Chapman nous gâte avec une variante plus performante encore puisque le 1,6 litres twin cam passe à de 105 à 126 ch tandis que le poids se maintient. Voilà de quoi faire un bond en avant côté performances ! Extérieurement, pas de changement entre les deux versions. Le design d’origine tracé en 1963 par Ron Hickman n’a que très légèrement évolué : face avant revue avec intégration différente des clignotants avec la série 2 en 1968 et depuis 1971 une nouvelle poupe dont le principal objectif avoué est d’améliorer la visibilité arrière qui était nulle auparavant. Pour le reste, la recette qui fait tout l’attrait de Lire la suite

Renault 25 V6 Turbo Phase 1 185 ch

Renault 25 V6 Turbo Phase 1 185 ch

Renault 25 V6 Turbo Phase 1 185 ch
1985 – 6 cyl. en V 12V Turbo
185 ch – 225 km/h
1 325 kg

Au salon de Paris 1984, les visiteurs ont découvert avec bonheur la remplaçante du duo Renault 20 & 30. Renault renouvelle avec talent son vaisseau amiral qui semble prêt à en découdre avec les sempiternelles rivales allemandes qui font la loi dans le segment des limousines de prestige. Souhaitant conserver le hayon inauguré par la Renault 16, l’équipe de design maison sous la houlette de Robert Opron et avec Gaston Juchet à la table à dessin va décliner une nouvelle interprétation sous la forme d’un hayon bulle pour alléger le profil. Bien vu ! Il y a de la Fuego dans l’air ?… Porte-à-faux prononcés, ligne élancée et presque sportive, la Renault 25 apporte une bouffée d’air frais dans un marché où ses rivales directes se nomment Peugeot 505 et Citroën CX, directement issues des années 70. Pour son porte étendard, Renault va néanmoins apporter quelques modifications : nouveau boucliers (peints ton caisse) avec quatre lave-phares intégrés à l’avant, fine lame chromée pour plus de luxe, calandre et optiques inédites et spécifiques Lire la suite

TVR Cerbera 4L5 FL V8 AJP

TVR Cerbera 4L5 FL V8 AJP (2000)

TVR Cerbera 4L5 FL V8 AJP
2000 – 8 cyl. en V 16V
420 ch – 253 km/h
1 100 kg

Pour de début de millénaire, TVR laisse Damian McTaggart s’emparer de la griffe maison concernant le style extérieur. La TVR Tuscan devient le premier étendard d’un style décalé et original qui à coup sûr permet d’identifier une sportive de la firme de Blackpool dès le premier coup d’oeil. Il est donc temps pour la TVR Cerbera d’emboîter le pas de sa filleul et de signer quelques gimmicks du nouveau style maison. Mais bon, partant d’une base existante, et pour un modèle en fin de carrière, pas question néanmoins de dépenser des fortunes en études de design et maquettes. Ce sont ainsi les face avant et arrière qui sont repensées subtilement pour s’intégrer au mieux dans la nouvelle gamme TVR depuis l’arrêt de la Griffith. Les optiques sont donc inédites à l’avant avec des doubles optiques rondes dont le look nous ramène aux belles heures des doubles optiques Morette.  Tandis que les blocs optiques arrière sont sont toujours des cabochons mais qui laissent transparaître non plus des feux arrière de Ford Fiesta en position inversée, mais des optiques rondes séparées ayant une fonction unique. Pour le reste, la TVR Cerbera 4L5 FL V8 AJP Lire la suite

BMW M3 E46

BMW M3 E46
2000 – 6 cyl. en ligne 24V
343 ch – 250 km/h
1 570 kg

En septembre 1999, BMW dévoile au salon de Francfort celle qui doit confirmer l’essor récent de la saga M3. D’abord pensée avec quatre cylindres 16 soupapes, la BMW M3 E30 avait pour vocation de servir d’homologation en DTM. Mais ensuite, après quelques belles évolutions marquantes (Sport et Sport Evolution), BMW passe au 6 cylindres en ligne maison avec la BMW M3 E36. Un sacré changement de philosophie pour écrire néanmoins de très belles pages marquantes et des volumes de vente en forte hausse. Alors avec la génération E46, BMW n’a pas, semble-t-il, pris trop de risques pour sa nouvelle M3 E46 : concept identique, six en ligne, propulsion, caractère sportif oscillant entre super sportive et Grand Tourisme. Identique ?… Pas réellement car BMW est reparti d’une feuille blanche ou presque et a repris tous les points un par un pour optimiser tout ce qui peut l’être. Et comparée à sa devancière, la BMW M3 3L2 E36, la BMW M3 E46 se distingue plus dans la circulation de ses sœurs plus apaisées par une esthétique plus agressive : boucliers avant et arrière enveloppants et bardés de trous pour l’aération, grosses jantes alu de 18 pouces, renflement des passages de roues (+3 cm en largeur) qui mêlé avec l’assiette abaissée donne une toute autre allure et becquet sur la malle arrière. Dans les détails on appréciera les grilles latérales siglées Lire la suite

Volkswagen Golf 2 GTI 16S

Volkswagen Golf 2 GTI 16S (1985) KR

Volkswagen Golf 2 GTI 16S
1985 – 4 cyl. en ligne 16V
139 ch – 210 km/h
990 kg

C’est Volkswagen France qui avait grillé la politesse à la maison mère de Wolfsburg avec sa Golf GTI 16 Oettinger. Mais l’usine ne comptait pas rester impassible et pour le deuxième volet de la Golf commercialisée depuis 1983 et 1984 en variante GTI, il aura fallu attendre 1985 pour (enfin) profiter d’une version 16 soupapes de la Golf 2 GTI. Une longue attente enfin récompensée puisque c’est au salon de Francfort de 1983 qu’un coupé Scirocco avait présenté une étude 16 soupapes. La Volkswagen Golf 2 GTI 16S offre un air de déjà vu tant les modifications esthétiques sont quasi imperceptibles même au spécialiste. On note ainsi les jantes alu de 14 pouces de série en France, une assiette plus basse et un spoiler avant plus imposant. Les monogrammes « GTI 16S » sont là pour rappeler que c’est sous le capot que l’essentiel des modifications sont situées. De série, la calandre accueille quatre phares ronds (avec les deux au centre de Lire la suite

Lamborghini Countach LP 5000 Quattrovalvole

Lamborghini Countach LP 5000 Quattrovalvole
1985 – V12 48V
455 ch – 292 km/h
1 490 kg

La Lamborghini Countach a réussi le pari de prendre la suite à la Lamborghini Miura tout en se détachant avec sa propre personnalité. La Countach s’est crêpé le chignon avec la Ferrari BB au fil des évolutions respectives. La Ferrari Testarossa en 1984 a remis les pendules à l’heure avec un style très marqué et des performances de très haut niveau. Dans cette loi du talion, Lamborghini sous l’égide des frères Mirman depuis 1981 et avec le très sérieux Guilio Alfieri au bureau d’études depuis 1978, remet les pendules à l’heure dans ce match des titans ! La Lamborghini Countach LP 5000 Quattrovalvole s’affiche ainsi au salon de Genève en mars 1985 sous une robe inchangée. Il faut avouer que c’est difficile de retoucher le dessin originel de Marcello Gandini alors premier styliste chez Bertone. A partir de 1978 la Countach a été affublée d’un kit aérodynamique lui faisant perdre une partie de la pureté du dessin d’origine. C’est donc sous cette forme que la Countach à 48 soupapes est restée fidèle avec ses proportions uniques, son style en coin, Lire la suite

Lotus Omega

Lotus Omega

Lotus Omega
1990 – 6 cyl. en ligne 24V Biturbo
376 ch – 284 km/h
1 615 kg

Force est de constater que depuis 1986 l’Opel Omega n’enflamme pas les foules malgré d’indéniables qualités et des six cylindres en ligne multisoupapes modernes. Mais General Motors dispose d’une botte secrète située à Hethel, puisque Lotus lui appartient. Et Lotus sait comment améliorer des autos plutôt placides départ à l’instar des Ford Cortina et Talbot Sunbeam qui seront de véritables sportives une fois parées du badge Lotus, signe d’un travail de fond du constructeur anglais. L’Opel Omega (Vauxhall Carlton sur le marché anglais) est donc envoyée en cure de préparation chez Lotus. Et le moins qu’on puisse dire est que le résultat du travail opéré se remarque au premier coup d’œil ! Alors que chez Alpina on joue la discrétion, la Lotus Omega singe l’excentricité de Brabus avec ses boucliers proéminents, ses extensions d’ailes rapportées, ses bases de caisse et son gros aileron intégré sur la malle arrière. Aucun doute, la Lotus Omega veut sortir de l’ombre, même si côté couleur vous aurez le choix entre le vert Lire la suite

Alfa Romeo Montreal

Alfa-Romeo Montreal (1970)

Alfa-Romeo Montreal
1970 – 8 cyl. en V 16V
200 ch – 225 km/h
1 270 kg

Après l’exposition universelle de Montréal en 1967 et le très beau concept car tracé par Marcello Gandini pour le compte de Bertone, Alfa-Romeo tient le public en haleine avec la présentation en mars 1970 à Genève de la version définitive routière. Entre le proto de l’expo et la version finale les différences sont nombreuses. Certes, on retrouve tous les détails de style comme les phares avant à demi-escamotés derrière des persiennes élégantes à souhait. Une ces dernières fois relevées, le faciès de l’Alfa-Romeo Montreal change de physionomie avec ses quatre phares ronds. Le profil sur les larges montants de custodes reprend à son compte les découpes. Parebrise bien tendu, profil hatchback, l’Alfa-Romeo Montreal détonne quelque peu avec son empattement court et ses porte-à-faux excessifs. La raison est bien simple, c’est qu’entre l’étude de style de départ et la version finale, le constructeur italien, faute de moyen et empêtré dans des grèves à répétition a paré au plus pressé : adapter le dessin original sur un châssis existant d’Alfa Romeo Giulia Coupé Bertone. Le capot moteur accueille un bossage avec prise d’air dynamique pour alimenter Lire la suite

VW-Porsche 914-4 1700

VW-Porsche 914-4 1700
1970 – 4 cyl. à plat (Flat 4) 8V
80 ch – 175 km/h
942 kg

Volkswagen et Porsche intimement liés depuis leurs débuts respectifs (après tout leur géniteur commun n’est autre que Ferdinand Porsche !) sont à la recherche d’une offre alternative qui comblerait un trou dans leurs gammes. Volkswagen chercher à remplacer son vieillissant coupé Karmann Ghia et Porsche de son côté doit trouver une solution pour ses anciens clients 356 qui ne peuvent franchir le pas de la Porsche 911 trop onéreuse. Les études sont ainsi communes et c’est Heinrich Klie qui va se charger de tracer les lignes de la nouvelle VW-Porsche 914 en s’inspirant des travaux réalisés depuis 1966 par le bureau d’études Gugelot Design GmbH, installé à Neu-Ulm (70 km de chez Porsche). Ce qui frappe le plus est la symétrie de la ligne tricorps entre avant et arrière vue de profil. La ligne de caisse très haute est tendue avec les roues rejetées aux quatre coins avec des porte-à-faux réduits. Les phares avant sont escamotables tandis que les parechocs sont totalement intégrés sous la forme de larges bandeaux chromés. Les clignotants et feux de position sont fixés sur les ailes avant. Pas de doute, en présence Lire la suite