Citroën Visa GTI

citroen-visa-gti-12

Citroën Visa GTI
1984 – 4 cyl. en ligne 8V
105 ch – 188 km/h
870 kg

Citroën se démène pour que sa Visa trouve une place au soleil dans un marché très disputé. La vague des GTI est une belle occasion pour mettre la Visa sur l’avant-scène. Après les variantes Chrono et 1000 pistes, Citroën joue avec le partage des organes au sein du groupe PSA. Ainsi, au salon de Paris 1984 la Citroën Visa GTI est dévoilée au grand public. Reprenant le moteur et la boîte de la Peugeot 205 GTI, ainsi que son train avant, la Citroën Visa GTI soigne avant tout son physique. Imaginez un peu la « ménagère de cinquante ans » (comme disent les hommes du marketing) qui va chez Décathlon pour se vêtir en sportive. Vous nous trouvez trop sévères ? Si les voies avant élargies et les phares doubles optiques Morette donnent du tonus à la Visa GTI, les voies arrières plus étroites, et les nombreux rajouts sur la partie arrière semblent issues tout droit du rayon Lire la suite

Peugeot 205 Turbo 16 Street Version

Peugeot 205 Turbo 16 (1984)

Peugeot 205 Turbo 16 Street Version
1984 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
200 ch – 214 km/h
1 145 kg

Depuis 1982, le championnat du monde des rallyes a créé la catégorie des groupes B. Beaucoup plus de liberté pour les constructeurs, avec notamment la transmission intégrale qui permet de passer beaucoup de plus de puissance au sol. Sans compter un nombre d’exemplaires finalement relativement peu élevé avec 200 unités pour une homologation en groupe B. Jean Todt a carte blanche pour mener Peugeot au titre de champion du monde des rallyes. Mais pour pouvoir courir il faut produire 200 exemplaires dérivés du modèle qui va courir. Et ce modèle, se raccrochant à la Peugeot 205, au moins côté look, va avoir un physique dicté avant tout par sa nouvelle architecture et ses performances. La Peugeot 205 Turbo 16 affiche d’emblée la couleur : ailes larges hypertrophiées avec un postérieur élargi, ailes avant conséquentes, des prises d’air latérales, aileron de toit… Son Cx de 0,44 confirme ces nouveaux traits plus musclés. La face avant et le profil sont les plus fidèles au modèle de série. On retrouve les feux additionnels des 205 GTI, ainsi que le liséré rouge et si les jantes blanches à Lire la suite

Lotus Elan Coupé S2 Type 36

lotus-elan-coupe-s2-type-36-7

Lotus Elan Coupé S2 Type 36
1965 – 4 cyl. en ligne 16V
105 ch – 190 km/h
710 kg

En 1962, Colin Chapman décide avec son cabriolet Elan de tirer les enseignements de la Lotus Elite au succès réel auprès des amateurs de voitures de sport et des clients, mais dont le bilan économique a été désastreux pour la firme. Ron Hickman est chargé de tracer des lignes du nouveau cabriolet Elan avec un format compact et élégant, tandis que les dessous sont très sportifs et précis. Rapidement, La Lotus Elan cabriolet se pose en sportive accomplie et bouscule même certaines sportives plus prestigieuses et puissantes sur le papier. En revanche, Colin Chapman note tout de même que certains clients aimeraient une auto plus GT que sportive avec un aspect moins spartiate. Lotus profite ainsi de sa 2e série (la S2) pour présenter en 1965 la Lotus Elan Coupé S2 Type 36. Plus qu’un simple hard top posé, certains détails sont repensés, comme le dessin de la malle de coffre qui est désormais plus étanche pour vos bagages. Les amateurs avertis auront noté les nouveaux blocs optiques Lire la suite

Aston-Martin DB6 Vantage

aston-martin-db6-vantage-3

Aston-Martin DB6 Vantage
1967 – 6 en ligne 12V
325 ch – 240 km/h
1 600 kg

Voilà une belle surprise lors de ce London Motor Show de 1965 avec la présentation de la nouvelle Aston-Martin DB6. Dur de succéder à la mythique DB5 ? Finalement, après avoir écarté des propositions du carrossier Touring, David Brown a souhaité que l’équipe interne se charge de faire évoluer le dessin qui fait le succès de la firme depuis les DB4. Et puisque nous sommes face à un nouveau modèle, c’est l’occasion de corriger certaines critiques et élargir le cercle des fans et des initiés. Les designers maison ont donc dû composer pour apporter non seulement plus d’appui aérodynamique à haute vitesse, mais également un surcroit d’habitabilité pour céder à la tentation du concept 2+2. L’empattement est ainsi allongé de 9,5 cm permettant une meilleur stabilité. Pour le reste, on retrouve de face un sacré air de famille avec la large calandre maison, les phares sous globe et la prise d’air sur le capot pour apporter de l’air frais à la mécanique. La poupe est inédite avec un concept de pan coupé et intègre un becquet. De profil, les nouvelles proportions semblent plus évidentes, Lire la suite

Peugeot 405 SRI

Peugeot 405 SRI (1987)

Peugeot 405 SRI
1987 – 4 cyl. en ligne 8V
125 ch – 196 km/h
1 095 kg

Peugeot depuis les années 50 fait confiance au styliste italien Pininfarina pour ses berlines. La Peugeot 405 dévoilée pour cette année 87 ne fait pas exception à la règle. Et c’est tant mieux, car le résultat est superbe pour une berline de ce niveau de gamme. Fluide et proportionnée, les originalités résident dans le pli qui ceinture toute la caisse, et les optiques arrière au dessin original. La Peugeot 405 SRI vient se loger à l’ombre de la sportive et charismatique 405 MI16 en adoptant le connu moteur 1,9 litres. Extérieurement, les poignées de portes sont peintes ton caisse et bien intégrées aux flancs, tandis que de série des jantes en tôles masquées par de jolis enjoliveurs donnant une sensation de vitesse. Et les jantes en tôle alors ?… En option. Reste que la Peugeot 405 SRI se présente comme une berline rapide, adepte des compromis, et permettant aux pères de familles encore dynamiques Lire la suite

Ferrari Mondial 3L2

ferrari-mondial-3L2-27

Ferrari Mondial 3L2
1985 – V8 16V
214 ch – 230 km/h
1 445 kg

Depuis 1980 Ferrari tente de convaincre dans le rayon des coupés 2+2 avec sa Mondial. Une tentative déjà peu concluante commercialement avec la Dino 308 GT4 dans les années 70 avec Bertone aux crayons. Ferrari a depuis renoué avec Pininfarina, mais force est de constater que si le designer italien favori d’Enzo Ferrari s’en tire avec les honneurs, la Ferrari Mondial 8, puis QV peine à convaincre. Ferrari revoit donc sa copie pour 1985 en harmonisant toute sa gamme de la nouvelle Ferrari 328 GTB/GTS à la Ferrari Mondial qui devient « 3L2 » en raison du nouveau V8 à la cylindrée accrue. C’était également un des gros griefs de la Mondial : des performances pour le moins modeste. Désormais, la Ferrari Mondial 3L2 est plus jolie et actuelle avec ses boucliers plus enveloppants et épais, tout en étant (enfin !) peints ton caisse. La nouvelle calandre reprend le principe de la « grille coupe frites » inaugurée sur la Ferrari Testarossa. La poupe évolue peu et on peut toujours Lire la suite

Renault 8 Gordini 1300 R1135

Renault 8 Gordini 1300 R1135

Renault 8 Gordini 1300 R1135
1966 – 4 cyl. en ligne 8V
88 ch – 175 km/h
850 kg

Renault a jeté un pavé dans la mare avec sa Renault 8 Gordini. Les modifications alors apportées par Amédée Gordini ont transfiguré la petite berline populaire en reine des rallyes et nouvelle égérie des jeunes conducteurs sportifs pas nécessairement fortunés. Malgré des qualités étonnantes, il restait une marge de progression que Renault a souhaité apporter. Gordini s’est remis sur l’établit pour augmenter cylindrée et puissance, tandis que pour l’occasion, Renault adopte une boîte à 5 rapports et quatre freins à disques. Si la présentation extérieure évolue peu avec ce Bleu de France flanqué des deux bandes blanches, on peut reconnaître la nouvelle Renault 8 Gordini 1300 à ses quatre phares ronds plus gros que sur la version 1100. Train arrière avec ses roues au carrossage négatif, sortie d’échappement plus visible… la Renault 8 Gordini conserve ce look de berline à papa habillée en jogging. De couleur bleue évidemment… Lire la suite

Lotus Esprit S2

Lotus Esprit S2
1978 – 4 cyl. en ligne 16V
160 ch – 220 km/h
899 kg

Depuis 1976, Colin Chapman a pris la balle au bond en lançant la Lotus Esprit. D’abord présentée comme une étude de style par Giorgetto Giugiaro, le succès d’estime auprès du public a incité Colin Chapman à pousser plus loin le concept. Si pour la Lotus Esprit, le dessin originel a été émoussé, il n’en demeure pas moins que l’Esprit conserve une ligne en coin à couper le souffle. Imaginez un peu, une GT plate (1,111 mètre), anguleuse et très large (1,86 mètre !), avec les incontournables phares escamotables qui s’offre tout de même un parebrise incliné de 23° qui semble être dans le prolongement du parebrise. Et puis, depuis la Lotus Esprit S1, la GT conçue par Colin Chapman est devenue la voiture de James Bond dans L’Espion qui m’aimait. Ce n’est pas rien… Les amateurs les plus avertis et fans de la première heure de la GT anglaise auront remarqué que la Lotus Esprit S2 reçoit quelques détails inédits : blocs optiques arrière striées plus gros d’origine Rover, des jantes Speedline 14 pouces dessinées par Lotus, bas de caisse arrière moins enveloppant, nouveau spoiler avant plus Lire la suite

Lamborghini Islero 400 GT

Lamborghini Islero 400 GT
1968 – V12 24V
320 ch – 251 km/h
1 520 kg

La Carrozzeria Touring en faillite, Lamborghini s’est tourné vers Marazzi pour assembler ses Lamborghini 400 GT 2+2. Pour 1968, c’est au salon de Genève que Lamborghini dévoile l’Islero. Evolution du modèle 400 GT, c’est la Carrozzeria Marazzi qui a conservé la confiance de Ferruccio Lamborghini. Sauf que Marazzi est avant tout un carrossier plus industriel qu’artistique. Résultat, la Lamborghini Islero 400 GT se montre sous des atours des plus classiques, discrets… pour ne pas écrire quelconque. Un comble pour la firme au taureau qui possède dans son catalogue la fantasque Lamborghini Miura ! Bertone contre Marazzi, le match est inégal… Reste qu’une fois passée la première déception la Lamborghini Islero 400 GT fait admirer ses lignes tendues, son long capot et sa surface vitrée plane ponctuée de fins montants autorisant une belle lumière dans l’habitacle. Basse avec moins de 1,3 mètre de hauteur, l’Islero est pourtant plus haute de 2 cm mais 22 cm plus courte que la 400 GT 2+2 qu’elle remplace. Seule réelle nouveauté dans le dessin, l’emploi de phares escamotables qui affinent la proue. De profil, l’habitacle est très reculé avec sa petite malle arrière. Enfin les roues de 15 pouces à rayons Borrani peuvent être Lire la suite

Lamborghini Jarama 400 GT

Lamborghini Jarama 400 GT
1970 – V12 24V
350 ch – 246 km/h
1 540 kg

La Carrosserie Touring avait fermé ses portes prenant Lamborghini au dépourvu. Bertone avait ainsi dessiné l’Islero qui avait pour vocation de perpétuer le châssis 400 GT et se voyait ainsi comme un modèle de transition. Le temps est venu pour 1970 de la remplacer et c’est toujours Bertone qui s’y colle, confirmant ainsi sa vocation de designer attitré de Lamborghini à l’instar de Pininfarina avec Ferrari. Ferruccio lamborghini rend coup pour coup à son rival de Maranello, Enzo Ferrari ! Déjà auteur des lignes de la sculpturale Lamborghini Miura, Marcello Gandini, jeune designer vedette de la Carrozzeria Bertone est aux crayons pour la nouvelle Lamborghini Jarama 400 GT. La plateforme du coupé Espada est reprise mais l’empattement a été raccourci (de 2,65 à 2,35 mètres). Cela impose à Gandini de tracer des lignes tendues et de composer avec une empreinte au sol très large : 1,82 mètres ! Force est de constater que l’ensemble composer est assez lourd de ligne et mal équilibré en raison d’une très faible hauteur de toit (1,19 mètres seulement), qui alliée avec la largeur extrême de l’auto semble l’écraser. Les lignes sont très tendues tandis que les porte-à-faux sont exagérés et déséquilibrent le profil. Enfin les grosses roues (15 pouces avec pneus de 70) et les larges arches de roues débordantes semblent s’approprier tout le flanc de la Lamborghini Jarama 400 GT. Dans les petites subtilités Lire la suite